
Ce week-end démarrent les Japan Series, la finale du championnat de baseball japonais (équivalent des World Series en Amérique-du-Nord, qui oppose actuellement les Texas Rangers aux Arizona Diamondbacks).
Pour la première fois depuis 59 ans, ce sont deux équipes du Kansai (donc la région Ōsaka, Kyōto, Kōbe) qui s’affrontent. Il n’y a pourtant que 12 équipes de baseball professionnelles au Japon, dont deux du Kansai (et il y en avait encore quatre jusqu’au tournant du siècle), donc c’est statistiquement étonnant que cela arrive aussi rarement.
La Pacific League sera représentée pour la troisième fois consécutive par les Orix Buffaloes (fruit de la fusion entre les Orix BlueWave de Kōbe et les Kintetsu Buffaloes d’Ōsaka durant la crise du baseball japonais en 2004 mentionnée ici il y a deux ans), qui sont les champions en titre. Ils jouent principalement au Kyōcera Dome d’Ōsaka et sont connus pour avoir la meilleure sélection de lanceurs du Japon.
La Central League sera représentée par la deuxième équipe la plus populaire du pays, et mes chouchous, les perdants magnifiques, les Hanshin Tigers. Vous les connaissez pour leurs consoles en édition limitées pondues par SNK et Nintendo (deux sociétés du Kansai). Un peu l’équivalent patrimonial de Raymond Poulidor chez nous, il n’ont plus gagné depuis 38 ans et arrivent même très rarement en finale (2014 la dernière fois). C’est surtout de leur faute s’il y a rarement eu de Japan Series entre équipes du Kansai. Ils jouent au Kōshien, le plus fameux stade du Japon, et surtout connu pour héberger la finale du tournoi des collégiens. Cette année, ils ont une super attaque qui tape toutes les balles et vole toutes les bases.
Le site de fans anglophones HTEN, en plus de son sympathique podcast, a pondu une bonne preview de la finale. Le premier match, au Kyōcera Dome, s’est plutôt bien passé pour les Tigers.