[Ciné/Docu/TV/Streaming] C'est Michael Bay et Don Draper qui rentrent dans un bar

Où l’on parle de films, de séries, de docus et télé de papa pour les plus aventureux.

Mon objectif numéro #1 de ce weekend :

From the moment Zeytin makes her first appearance in Elizabeth Lo’s feature Stray, there is no doubt you are in the presence of a unique spirit. As she surveys an Istanbul side street at dawn, her features are alert, her gaze is uncompromising and her deep, dark eyes sparkle with intelligence. There’s something of Katharine Hepburn in The African Queen about her, or maybe Brad Pitt in one of his less kempt moments. But non-dog comparisons don’t do her justice. This is one indomitable bitch.

Lo first encountered Zeytin and her friend Nazar on a 2017 casting trip to Turkey, and knew immediately that she had found the star she was looking for – which is to say, a dog who could carry a human film. “We were wandering through a busy underground tunnel filled with people when suddenly these two giant stray dogs streaked past us,” she says. “They were running with such a sense of purpose and it was so intriguing. What appointments did these dogs have to keep?”

Lo and her small crew of Turkish co-producers ended up tailing Zeytin, Nazar and another dog, Kartal, to all of their appointments around Istanbul for a period of over two years, trying to answer that question. Her documentary, filmed entirely at dog-height and given an immersive soundtrack by the sound artist Ernst Karel, reveals a rich social calendar, as the dogs trot to meetings with fishers on the Galata Bridge, lunches with refuse collectors on the Istiklal Caddesi, brisk liaisons with male dogs and long nights sleeping on construction sites with Jamil, Halil and Aliof, three refugees from Aleppo.

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Comme mise en bouche, pourquoi pas ce docu sur les clébards, qui évoque notamment la « déportation » des chiens d’Istanbul au début du 20e ?

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Une suite qui aura mis son temps (c’est pas encore joué ceci dit)…

Sur Arte en ce moment, un doc français de 2019 sur Kitano.

Son site officiel parle de distribution de Beatcoins. :heart:
J’apprends aussi qu’il tourne actuellement un nouveau film, dans la veine de Zatoichi.

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Eh beh. Espérons que la BO soit aussi réussie.

Série classique au Japon : existe
Anno Hideaki : Je vais ajouter Shin à son titre

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Wrong kamen. Ça aurait dû être Glass no Kamen,

OMG ! Je savais que ça finirait par arriver ! L’excellent Documental de Matsumoto va être adapté en français et ça va s’appeler « qui rit, sort ». Ils ont repris tous les codes, même la punchline de Tarik vient des originaux.

On va bien voir si les français iront jusqu’aux limites japonaises.

J’espère que ça poussera Amazon à pousser les autres saisons japonaise parce qu’ils sont toujours bloqués sur la 3ème.

Vivement le prochain concept

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Je rattrapais méga-à la bourre la bande-annonce 18+ (sans grande raison) de The Suicide Squad et je ne peux pas dire que je sois convaincu par les vannes mais James Gunn a vraiment le chic pour s’entourer avec les alchimistes de bande-sons, ici Dirty Work de Steely Dan qui avait probablement loupé de peu une apparition dans Guardians of the Galaxy 1 ou 2.

Ce qui me sert sur un plateau une excuse pour conseiller un autre film dans lequel Dirty Work apparaît : le documentaire délicieusement partial et complaisant The Kid Stays in the Picture (2002) sur la vie mouvementée de Robert Evans, raconté par Evans lui-même. Réalisé avec un style visuel assez marquant à base de B-Rolls de tournages et de photo-montages mêlant photos d’époque scannées sur des recompositions vidéo ; un bon boulot de Nanette Burstein et Brett Morgen mais quand même soutenu à bout de bras par la voix langoureuse d’Evans et la bande-son. Le compositeur Jeff Dana a d’ailleurs balancé lui-même la chouette B.O. du film sur Youtube et c’est un vrai plaisir pour bosser.

Encore mieux si vous avez un niveau d’anglais correct : la version audiobook de l’autobiographie dont le film est tiré, encore une fois narrée par Evans lui-même avec des digressions en pleine lecture pour rajouter de nouvelles anecdotes gratuit cousin. On la trouve sur Amazon (et manifestement sur Youtube si vous faites peu de cas du droit d’auteur mais bon). Les passages sur Polanski ont probablement très mal vieilli, même s’il en prenait déjà un peu pour son grade à l’époque. Mais on a presque du bol que ce truc fut tourné pré-#MeToo car certains passages, du film comme du bouquin, auraient probablement été filtrés au montage aujourd’hui.

Et puisque Thanos a effacé l’ancien Boulette de l’univers, je réitère au passage mon pari que Blinded by the Light sera dans la B.O. du prochain Guardians of the Galaxy.

Je me suis réconcilié avec la télé depuis qu’on est tombé sur Culturebox, le canal 19 de la TNT.

Alors c’est donc possible ? Une présentation sobre, sans chroniqueurs qui s’enchainent compulsivement, sans pub, avec du chant, du théâtre, de la danse, des concerts, de l’humour, de la littérature, des spectacles, mais surtout, que des nouveaux artistes ! On peut donc faire de la télé sans Biolay, Carla Bruni, Vianney, Dany Brillant, Clara Luciani, Camélia Jordana, et tous les autres squatteurs qu’on voit en boucle sur toutes les chaines, c’est incroyable.

Se prendre un tel shot de culture aussi varié, en ce moment, nous a sauvé bien des soirées.

Le plus triste la dedans ? C’est censée une chaine éphémère, alors que ça devrait être la référence. Quelle folie.

https://www.france.tv/spectacles-et-culture/

(L’intégration de certains liens est chelou je trouve)

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J’ai regardé Le Passager nº 4 aka Stowaway en anglais, pour que vous n’ayez pas à le faire : c’est nul.

Le trailer m’avait emballé, j’étais curieux de voir ce que les consultants techniques avaient pondus pour le vaisseau, et c’est le seul vrai point fort du film (avec 2 ou 3 bonnes idées de mise en scène), le reste est plombé par les scénaristes : pas de redondance des systèmes vitaux ?, un technicien oublié coincé dans une paroi ??? Qui peut croire à des conneries pareils. Et puis il y a un passage interminable qui débouche sur une fin poussive, bref, regardez pour le vaisseau, les acteurs et le décors qui sont cools, mais vous êtes prévenus.

Pour info Scott Manley a été consultant sur ce film, ça m’avait encouragé à regarder

Il explique ce que les scénaristes ont retenu de ses idées, attention spoiler.

J’avais bloqué sur le trailer mais la note imdb de 5.4/10 m’avait pas mal calmé.

Merci, je n’aurais pas besoin de le regarder :’)

Vu aussi, j’ai demandé un remboursement temporel à Netflix.
On a pas mal ri nerveusement avec ma copine : TOUS les maigres rebondissements de ce film sont absurdes.

Mes préférés :

  • Le random technicien qui parvient à se faire enfermer dans une trappe ! Merveilleux. Ça laisse planner un moment le suspense sur une piste criminelle ou alien. Alors que non, il s’est fait enfermer là par négligence. Un de ses collègue a re-vissé les boulons en sifflant avant de partir en week-end. Et le différentiel de poids n’a absolument fait tiqué personne (le gars fait bien 95Kg).

  • Le méta-spécialiste des algues qui foire lamentablement un truc basique qu’il fait pourtant depuis des années (et qui foire d’ailleurs absolument tout ce qu’il entreprend parce que les scénaristes avaient piscine). Et effectivement, aucune redondance des systèmes vitaux — l’excuse des économies faites par l’agence est supra bancale dans ce registre hard-science.

  • La commandante présentée comme ultra-vétérante ceinture noire de l’espace qui passe son temps à craquer nerveusement pour le moindre soucis technique ou humain. Je ne sais pas si elle pensait partir en croisière mais que sa caractérisation est maladroite. Ce stress qu’elle ramène sur ses équipes… elle est complétement inutile tout au long du film.


Temps perdu complètement rattrapé depuis avec ce doc retraçant en 3 parties les histoires humaines et techniques derrière le drame de Challenger.

Fin de règne pour Scott Rudin, producteur harceleur à Hollywood

La chute pour harcèlement moral (et non sexuel pour une fois) d’un des producteurs les plus décorés du cinéma US, personnage qui rappellera de mauvais souvenirs à toute personne ayant déjà croisé ce genre de sympathiques individus dans le milieu professionnel.

Son palmarès en témoigne : A tombeau ouvert (1999), de Martin Scorsese ; Sleepy Hollow (1999), de Tim Burton ; La Famille Tenenbaum (2001), de Wes Anderson ; The Social Network (2010), de David Fincher ; Inside Llewyn Davis (2013), des frères Coen ; Lady Bird (2017), de Greta Gerwig. Les honneurs ont naturellement accompagné cette carrière hors normes : un Oscar du meilleur film en 2008 pour No Country for Old Men, des frères Coen, mais aussi 17 Tony Awards pour ses productions à Broadway, sans compter un Emmy (les Oscars de la télévision) et un Grammy, la plus prestigieuse distinction musicale.

Scott Rudin ne produira pourtant plus jamais, précipité dans un trou noir où il vient de rejoindre son ancien confrère Harvey Weinstein. La disparition de Scott Rudin obéit à d’autres motifs. Le harcèlement sexuel n’en est cette fois-ci pas le moteur, mais le harcèlement moral, autre angle mort de la culture du travail à Hollywood. Une enquête publiée le 7 avril par le quotidien professionnel The Hollywood Reporter, au titre accablant « Everyone just knows he’s an absolute monster » (« Tout le monde sait parfaitement qu’il s’agit d’un monstre absolu ») – une phrase d’un des collaborateurs de Rudin –, donnait un aperçu du comportement du producteur à l’égard de ses stagiaires et secrétaires.

L’article du THR cité est brrrrrrrr.

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