Le topic des chiffres, des thunes et de l’industrie

Où l’on parle de thunes, de chiffres, de graph et de data (dans tous les domaines), mais aussi des actualités financières des industries qui concernent la grande majorité des membres de Boulette (donc JV, informatique, SNS et divertissement culturel).

Double actu dans le grand mercato de PlayStation ces dernières heures. Yamamoto Masami, une des figures incontournables de SME, SCE puis SIE, un des fondateurs du programme Camp, une des quelques personnes qui ont permis des trucs comme Tenchu, Demon’s Souls, Tokyo Jungle, l’intégration de la vieille équipe Silent Hill chez Sony ou encore les jeux NetYaroze sortis dans le commerce, quitte Sony Japon à son tour. En fait, il s’est barré fin février.

À la place, Jade Raymond fonde un nouveau studio à Montréal nommé Haven qui sera soutenu financièrement par Sony. Le studio va apparemment intégrer pas mal de devs qui bossaient avec Raymond chez Stadia mais on n’a pas encore d’idée exacte de la taille du studio et de ses projets. Aucune idée non plus si Shannon Studstill, qui avait quitté la tête de Sony Santa Monica pour Stadia, est concernée par ce projet.

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Square-Enix, Tencent et Sony investissent dans Ubitus, l’expert taïwanais du Cloud Gaming qui gère actuellement (par exemple) tous les jeux Cloud dispos sur Switch.

Le géant de la sous-traitance Keywords achète Tantalus, le daron du développement en Australie. C’est leur première boîte dans le coin. Tom Crago, patron emblématique de Tantalus et parrain de l’industrie wallaby, devrait rester en place pour au moins quelques années puisque des bonus à la performance sont inclus dans le deal.

Un bon petit article sur l’industrie malaysienne du jeu vidéo.

Je sais pas ce qui leur a pris mais la chaîne officielle Tales Of a pondu la meilleure vidéo de l’histoire des vidéos sur Tales Of : le récapitulatif des meilleures ventes de la série Tales Of. En plus, c’est sous-titré en anglais. Ils ne donnent des chiffres que pour le top 3 de chaque classement mais on peut en déduire quelques chiffres supplémentaires.

Classement des ventes mondiales de la série (fin 2020) :

  1. Tales of Symphonia (2.400.000)
  2. Tales of Vesperia (2.370.000)
  3. Tales of Destiny (1.720.000)
  4. Tales of Zestiria
  5. Tales of Berseria
  6. Tales of Phantasia (au dessus de 1.33M)
  7. Tales of The Abyss
  8. Tales of Eternia (au dessus de 1.2M)
  9. Tales of Xillia
  10. Tales of Destiny 2 (au dessus de 1.15M)

Attention, Tales of Eternia avait été renommé Tales of Destiny 2 par Namco aux États-Unis… Ne pas confondre les deux. Ils s’agit très certainement des livraisons + téléchargements (le cas échéant). Les ventes accumulent toutes les versions de chaque épisode donc la version Remastered de Vesperia (qui a passé le million à elle seule) est dans son total, pareil pour le portage 3DS d’Abyss, etc.

J’ai rajouté les ventes connues grâce aux classements régionaux mais vous voyez que les ventes sont finalement assez serrées dans le top 10, le premier ne totalisant sans doute même pas le double du huitième.

Incroyable que Symphonia soit toujours devant après tout ce temps, même s’il a probablement été dépassé par Vesperia il y a quelques semaines. D’autant plus intéressant qu’il n’est que septième au Japon.

Classement des ventes Japon + Asie de la série (fin 2020) :

  1. Tales of Destiny (1.630.000)
  2. Tales of Phantasia (1.330.000)
  3. Tales of Eternia (1.200.000)
  4. Tales of Destiny 2
  5. Tales of Vesperia (environ 1.15M)
  6. Tales of The Abyss
  7. Tales of Symphonia (environ 980k)
  8. Tales of Rebirth
  9. Tales of Xillia
  10. Tales of Graces

(Il y a une erreur de traduction dans leur tableau, c’est bien Rebirth qui est huitième.)

Où l’on déduit donc que Tales of Destiny sur PS1 s’est écoulé à moins de 90.000 exemplaires aux États-Unis à l’époque. Ça donne une idée du marché JRPG d’alors.

Autres déductions possibles (grâce aux chiffres qui vont suivre), Vesperia est autour de 1.15M et Symphonia autour de 980k en Asie, donc une nouvelle fois un top 10 manifestement très resserré.

La disparition de Zestiria et Berseria est assez parlante concernant l’importance prise par l’Occident dans les ventes de la série – ou sa baisse de popularité au Japon si vous avez décidé d’être malpolis.

Classement des ventes US de la série (fin 2020) :

  1. Tales of Symphonia (940.000)
  2. Tales of Vesperia (810.000)
  3. Tales of Zestiria (600.000)
  4. Tales of Berseria
  5. Tales of Symphonia Dawn of the New World
  6. Tales of Xillia
  7. Tales of The Abyss
  8. Tales of Graces
  9. Tales of Xillia 2
  10. Tales of Hearts (au dessus de 90k)

Environ 80% des ventes US de Vesperia (~648k) sont en fait les ventes de la récente version Remastered, ce qui donne ~162k pour la version originale sur Xbox 360. Où l’on découvre donc qu’aucun Tales n’a passé le million là-bas.

Classement des ventes Euro de la série (fin 2020) :

  1. Tales of Zestiria (481.000)
  2. Tales of Symphonia (480.000)
  3. Tales of Vesperia (410.000)
  4. Tales of Berseria
  5. Tales of Xillia
  6. Tales of Symphonia Dawn of the New World
  7. Tales of Graces
  8. Tales of Xillia 2
  9. Tales of Eternia
  10. Tales of The Abyss

L’affiche qu’on se tape en Europe avec Zestiria premier (←épisode honni des fans japonais), aïe aïe aïe, à mille exemplaires près.

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(C’est pas forcément le sujet adapté mais je vois pas où mettre ça alors bon.)

J’ai songé à faire un classement des meilleures ventes des jeux vidéo (console) de l’histoire au Japon en se limitant uniquement aux jeux originaux. Ce qui amène à beaucoup d’interrogation sur ce qu’on considère ou non comme un jeu original et je me suis dit que d’autres avis pourraient m’aider à trancher.

Le premier biais possible c’est l’envie d’accorder une exception parce que ce serait rendre justice à la prouesse commerciale. L’exemple typique pour ça est Street Fighter II, alors que le premier Street Fighter s’est essentiellement limité à l’arcade et est globalement passé inaperçu sur console, particulièrement au Japon. J’en suis arrivé à la conclusion qu’accorder une telle exception ouvre la porte à bien trop d’exceptions, donc non. Néanmoins, de manière un peu similaire, est-ce qu’il faut considérer Super Mario Bros. comme le jeu Mario original ? C’est après tout le point de départ de la « vraie » série Mario et par ailleurs l’anniversaire officiel retenu par Nintendo. Ou alors il faut considérer Mario Bros. ? Ou alors carrément Donkey Kong ? D’ailleurs, quid de Donkey Kong Country ?
Autre genre de problème avec Tetris. Est-ce qu’on peut considérer la version Game Boy comme un jeu original ou faut-il se limiter à la version Famicom de Bullet Proof sortie plus tôt ?
Est-ce qu’English Training doit être considéré comme un jeu appartenant à la même série que Brain Training et doit donc être ignoré ? Même raisonnement pour Wii Fit / Party après Wii Sports.
Est-ce que Smash Bros. doit être considéré comme une série originale ou c’est de la triche ?
Idem pour Kingdom Hearts ?

Voilà, c’est tout pour les jeux auxquels je suis confrontés dans le top 30, du moins.

Sans tout détailler, il y a sans doute une distinction à faire en terme d’héritage et de filiation claire dans le style de jeu mais pas forcément en terme de personnages. Ou alors c’est un classement « Original IP »

Par exemple, Donkey Kong → (Mario Bros ?) → Donkey Kong GB → Mario vs Donkey Kong
Donkey Kong Country est une série au style différent qui a eu ses propres suites, idem pour Super Mario Bros.
Street Fighter II, désolé pour lui mais ça reste en grande partie l’héritier de Street Fighter.

La question peut se poser par contre pour Tetris car ce n’est pas un jeu console à la base.

Si si, dans l’idée c’est un classement « Original IP ».

Pour la question de Tetris qui n’est pas un jeu console à la base, je pars du principe que comme c’est un classement purement console, la première adaptation d’un jeu issu de l’arcade ou du PC est considéré comme un jeu original. Mais ça amène des questions sur les adaptations qui suivent. En fait je parle de Tetris mais un cas autrement plus complexe est celui de Minecraft : techniquement, la première adaptation console c’est la version Xbox 360, mais n’est-ce pas cruel de considérer uniquement celle-là dans un pays comme le Japon ? Est-ce qu’il ne serait pas plus juste de considérer la version Vita ? Le problème n’en est pas totalement un parce que de toute façon la version Vita n’a pas suffisamment vendu pour intégrer le top 30, mais si on considère que la version Vita aurait sa place, alors la version Switch aurait aussi sa place, et là celle-ci rentrerait dans le classement. Mais en même temps n’est-ce pas de la triche que de considérer encore cette version comme un jeu original alors que Minecraft profite du statut de plus ou moins jeu-service pour ne pas avoir de suite, face à d’autres séries qui n’apparaissent pas dans le classement, comme FF, parce qu’elles ont eu besoin de plusieurs suites avant d’atteindre leur pic de popularité ?

Après, comment tu fais la démarquation entre ventes de ce jeu original mais ressorti sur d’autres consoles à l’identique avec quelques améliorations, et version plus alpha?

Genre, imaginons que SF2 soit valide. Est-ce que SF2’, qui est franchement le même jeu avec les boss débloqués, compte ou pas ? Quid des nouvelles IP sorties sur PS3/4, puis qui prennent un an plus tard une version Gold avec tous les DLC et patches inclus ? Est-ce que tu incluerais la version International dans les ventes de Kingdom Hearts 1 par exemple ?

@Oscar partons du principe qu’il n’y a pas de réponse idéale et qu’on pourra toujours chipoter sur le concept de « nouvelle IP ». Je pense que tu pars dans le mur dès l’instant où tu regardes derrière toi.

Exemple typique déjà cité de la fausse bonne question : est-ce que Super Mario Bros. si ← Mario Bros. si ← Donkey Kong ?

On peut toujours causer niveau game design ou univers partagé mais ça ne sert pas à grand chose de rebrousser chemin ainsi, si ta question a trait aux performances commerciales. Pour prendre un exemple concret avec Mario, tu ne vas pas dire à un pote qui vient d’acheter une console Nintendo « mais pourquoi tu veux un Mario Kart ? Y a déjà New Super Mario Bros. ! » Ce sont clairement deux séries différentes avec des persos en commun, comme Gran Turismo et Choro Q sont deux séries différentes avec une Nissan Skyline dedans.

Au contraire, faut regarder devant. Ce n’est pas l’héritage d’un jeu qui décide s’il s’agit d’une nouvelle IP, c’est sa descendance. (En tout cas, c’est beaucoup plus simple avec cette règle.)

Le bon exemple à suivre, c’est Falcom. Dès qu’une sous-série devient suffisamment populaire, elle devient sa propre IP. The Legend of Heroes s’est émancipé de Dragon Slayer (qui était déjà moins une série qu’un label mais passons). Puis Kiseki / Trails a tellement bien marché que Kiseki est devenu sa propre IP à part de The Legend of Heroes. C’est pareil avec Mario Kart, ou avec les Lapins Crétins, ou avec Seiken Densetsu, ou avec Geometry Wars.

Un truc facile pour déterminer le point de départ d’une nouvelle famille de jeux, c’est si le jeu a établi sa propre lignée de suites indépendantes de la série dont elle a émergé à l’origine (on peut discuter sur FF Tactics d’ailleurs mais je suppose qu’il entre pas dans le top 30 anyway). Je pense donc qu’il vaut mieux utiliser le mot francophone « série » qui a un sens à la fois moins vague et plus fluide que l’anglo-saxon « IP ».

Note que ça ne nécessite pas que le premier jeu de la série soit un carton monumental. Je ne pense pas que Street Fighter II soit sa propre série ou le (re)départ d’une nouvelle série car, comme l’a dit Fabien, c’est (l’extraordinaire) continuité du premier jeu qui avait marchouillé.

Par contre les Vs. de Capcom sont clairement partis dans leur propre voie indépendante commercialement de Street Fighter, qu’un public achète parce que ce sont des Vs. Et ce, même si la plupart des gens qui ont acheté le premier X-Men Vs. Street Fighter l’ont acheté par intérêt pour Street Fighter. Tu vois ?

Le premier Tetris sur consoles au Japon, je pige pas le dilemme : c’est le Tetris de BPS sur Famicom en 1988.

Minecraft est sorti en version physique au Japon sur Xbox360 en 2013, sur PS3 en 2014 et sur PS Vita en 2015. Je ne vois pas comment on pourrait considérer la version Vita comme la version initiale, mais ça pose plutôt la question de comment tu considères les jeux multi-plateformes, a fortiori si les sorties sont décalées ? C’est le même épisode de Minecraft qui est sorti sur toutes les plateformes (même si tu considères Bedrock comme une suite, la première version Switch sortie dans le commerce était encore « l’ancien » Minecraft issu du build Xbox 360 de 4J).

En tout cas j’ai hâte de voir ton classement rempli de séries excitantes et mémorables telles que « Mahjong » et « Volley-Ball ».


Un billet très intéressant sur la baston toujours en cours entre Epic et Apple.

(Dans le même ordre que ce que Chaz évoque avec Falcom, du fun à avoir avec « Final Fantasy Gaiden »)

Aussi, pour les VS: ça commence à Xmen vs Street Fighter, ou à COTA, qui n’est un versus contre personne mais qui est clairement le début de ce genre de jeux, le tag en moins ?

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C’est une bonne question mais au final on s’en fout (dans le cas présent) puisque malheureusement aucun n’arrivera dans le top 30 d’@oscar par la faute de la génération Famicom. Enfin c’est ce que je me dis pour continuer à dépecer des Tetranadons l’esprit tranquille.

Je me demande si c’est pas l’envie de limiter leur présence qui m’encourage à trouver des excuses pour accorder à d’autres leur place.

À la réflexion, c’est vrai qu’il est un peu absurde de voir autre chose que le Tetris de BPS comme le seul Tetris à compter, et la version 360 de Minecraft, et tant pis si ça élimine ce dernier de l’équation.

Et je vois très bien ton raisonnement avec effectivement le bon exemple de Falcom, qu’on pourrait relier aux Persona pour lesquels ça me paraît un peu absurde, aujourd’hui, de considérer Persona comme un spin-off de Shin Megami Tensei. Reste que c’est plus compliqué que ça sous un angle commercial, et précisément dans le cas de Mario et ses dérivés. Typiquement, je n’ai pas sorti l’exemple de Mario Kart parce que je l’avais déjà éliminé de l’équation. Pour moi le problème c’est que Mario Kart a beau être une série indépendante des Super Mario aussi bien du point de vue de ses développement, de son gameplay, de sa gestion et de son accueil auprès du public, il n’en reste pas moins que ça utilise l’univers de Mario, de surcroit un univers déjà extrêmement populaire à sa sortie. Le sens d’un classement de jeux originaux est de mon point de vue de surtout jauger la capacité à un jeu vierge d’affect auprès du public à s’imposer commercialement. Et il me paraît clair que Super Mario Kart n’aurait pas aussi bien marché sans Mario. Je pense qu’on peut en arriver à la même conclusion pour Donkey Kong Country : même si le jeu s’émancipe de ses liens avec Mario et impose une nouvelle série avec son propre univers, ça reste un personnage et un nom déjà bien connu du public. La même logique devrait me faire éliminer Super Mario Bros. et même Mario Bros. de l’équation, certes.

@Iggy ça c’est un peu un autre débat, qui vaut même pour le classement de base. Mon point de vue de base ici est que lorsqu’une version supplémentaire inclus du contenu bonus, alors l’acheteur de base va potentiellement vouloir acheter cette version supplémentaire et du coup ça doit être compté séparément. Mais de fait, une version Gold/GOTY qui contient des DLC, c’est-à-dire du contenu supplémentaire qu’on peut avoir sans acheter la version Gold/GOTY, bah ça doit être cumulé. Par exemple, je considère que Street Fighter IV et Super Street Fighter IV doivent être comptés séparément, mais que toutes les version postérieures à Super Street Fighter IV doivent être comptées dans les ventes de Super Street Fighter IV, puisqu’on peut obtenir leurs ajouts via des DLC.

Ceci étant je dois dire que je reste bien flexible avec cette règle, en particulier pour ce classement historique des meilleures ventes du Japon, où je privilégie les chiffres officiels des éditeurs communiqués par l’intermédiaire du CESA, ce qui veut dire que par exemple pour FFVII je prends les données de distribution de Square, qui cumulent la version de base avec la version internationale. Et à l’inverse y a quelques soucis avec ça, avec par exemple les chiffres de Capcom pour Monster Hunter Portable 3 qui n’incluent pas les ventes de la réédition Best, ce qui est un non-sens à mes yeux puisqu’on parle juste d’une réédition à petit prix avec comme seule différence une jaquette moche, donc là j’ajoute une estimation (basée sur les chiffres Famitsu/Media Create) des ventes de la version Best aux chiffres de Capcom.

Après y a toujours des trucs sur lesquels je n’ai pas l’esprit clair. Pour Pokémon, dans le cas du premier opus, je cumule les chiffres des trois versions de base (dont la version Bleu qui au Japon fut une sortie limitée un peu particulière) mais j’exclue la version Jaune. Mais je n’ai toujours pas de certitude sur comment traiter Yo-Kai Watch 2, entre distinguer le cumul des deux version de base avec sa troisième version (mais donc devoir utiliser les chiffres Famitsu, ce qui n’est pas l’idéal) ou utiliser le cumul complet des trois versions (et pouvoir utiliser les chiffres officiels de Level 5) ce qui changerait beaucoup de chose puisque ça ferait de Yo-Kai Watch 2 un jeu du top 10 général et le jeu non-Nintendo le plus vendu de l’histoire, volant cette place à Monster Hunter Portable 3.

Tu as déjà répondu en partie à la question mais ce que tu cherches exactement à mesurer, c’est quoi ? L’attractivité en partant de zéro d’un univers, d’une franchise, d’une promesse commerciale, d’un concept ?

J’ai l’impression si je comprends bien que tu cherches à classer d’un point de vue commercial les meilleurs lancements de nouvelles franchises.

Si c’est le cas j’aurais tendance à séparer les expériences génériques (Pitfall est une nouvelle IP mais clairement une référence à Indiana Jones/Alan Quaterback etc, il ne part pas de zéro en termes d’affect et de promesse ; idem pour les jeux de sport, même si Volleyball est le premier du genre - ce qui du reste est faux, on ne peut pas dire que ses chefs de projet aient eu à expliquer et vendre son concept) des purs jeux-concept (genre Tetris) qui ont pour eux d’avoir vraiment vendu non seulement une marque mais également une expérience sans référence préalable (bon, ok, si, les pentaminos, si on veut).

Sinon ce serait probablement impossible à faire mais si vraiment tu veux raisonner en termes de lancement un truc intéressant ce serait de comparer leurs ventes sur un laps de temps comparable (genre un an). Ce qui te permettrait d’avoir une idée de la vitesse à laquelle certains se sont imposés - même si évidemment il y a plein de biais, comme le parc installé, le marché, le prix, etc, ça permettra d’en écarter certains comme les rééditions, l’effet jeu de lancement, longue traine, etc.

Sinon j’aurais eu tendance à considérer comme Mario Kart comme une IP indépendante de Mario, et SMB comme une IP indépendante de DK, mais cela indique surtout une chose : les jeux lancés dans l’éther d’un univers absolument inédit, vide de toute référence, officielle ou officieuse (combien n’ont pas vu dans DK une adaptation de King Kong, dans SF une référence au ciné d’arts martiaux de HK, dans Crash Bandicoot un hommage à DK, etc ?), cela existe extrêmement peu.

Du coup je suis curieux de ce que ton classement va donner et surtout ce qu’il va permettre d’illustrer. Mais je le lirai avec plaisir, en expert ès listes à l’angle foireux !

Sans même parler de licence, le simple fait qu’un nom connu soit attaché à un projet peut changer la donne, que ce soit un illustrateur / chara-designer (au pif : Toriyama), ou un producteur / game designer (les jeux de Sakaguchi post-Square).

Je chariais sur le volley-ball pour la vanne mais en fait c’est quand même un contexte plus intéressant qu’un simple jeu de mahjong ou de baseball vu que c’était pile au moment d’un regain de hype autour du volley féminin au Japon après les JO de Los Angeles. Donc il y avait un minimum de stratégie éditoriale dans l’histoire.

Je me demande aussi comment on applique cette idée de nouvelle IP à un truc comme les Family Series de Namco. Des succès comme Family Jockey et Family Tennis sont ils des suites de Family Stadium ? Quid de Wii Party ? Quid des Simple Series ?

Alors en fait je cherche pas vraiment à mesurer quelque chose. L’idée est simplement de faire des classements alternatifs des meilleures ventes de l’histoires du Japon, juste pour le fun.

Maintenant je vous trouve très tatillon avec vos jugements sur les inspirations ou les grands noms. J’ai envie de dire que ça fait partie des règles du jeu et que si Pitfall a su surfer sur la popularité d’Indiana Jones sans toutefois en récupérer la licence, eh bien ça fait partie de son mérite et ça n’invalide pas son statut de jeu original. Après j’ai surement induit en erreur en parlant de « jeux originaux », l’idée c’est vraiment les « nouvelles licences ».

Ceci étant, le vrai problème avec les Mahjong, Volley Ball, Soccer, Tennis et compagnie, c’est surtout que y a un côté triche parce que… eh bien parce que Nintendo a en gros créé ce marché console grand public et avait à cette période le monopole.

Pour moi ce sont juste des labels. Par exemple, le premier Onechanbara est clairement un jeu original, je vais pas le réduire à un statut de spin-off ou de suite parce que c’est le Xème Simple Series.

En tout cas merci pour vos retours qui m’ont aidé à faire le tri dans ma réflexion. Le dernier point sur lequel je doute c’est Mario : je vire SMB de l’équation mais j’hésite entre considérer Mario Bros. comme un jeu original ou l’éliminer à cause de Donkey Kong. J’ai un peu envie de céder à la simplicité et choisir Mario Bros. juste pour le permettre d’apparaître dans le classement (Donkey Kong ne s’est pas assez vendu pour y figurer) afin d’éliminer le dilemme de la trentième place qui sans ça est disputée par deux jeux qui ont le même score (PaRappa the Rapper et Yo-Kai Watch).

Ou alors, tu peux faire un top 30 des démarrages d’IP post-Famicom. Ça te débarrasse de plein de trucs relous, t’as même plus besoin de te poser la question pour Mario Bros. ou Tetris, ça élimine le côté foireux pour plein d’IP qui viennent de l’arcade et un paquet de jeux qui ont en fait démarré sur micro-ordinateurs… C’est peut-être ça que tu cherches vraiment !


Les deux Atelier Ryza ont passé le million d’exemplaires cumulés. Invraisemblable succès pour Gust qui semblait pourtant dans la panade il y a quatre ans et bel exemple pour le reste de l’industrie japonaise quant au mérite des sorties simultanées sur PlayStation, Switch et Steam. Ils rajouteront un costume DLC commémoratif gratuit dans chacun des jeux pour fêter ça. Vous allez être surpris mais ce n’est pas un pantalon baggy.

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CDProjekt Red rachète son partenaire Digital Scapes qui devient CDProjekt Red Vancouver.


Quatre millions au lancement pour Monster Hunter Rise. World avait démarré à 5 millions sur PS4 et Xbox One.

Monster Hunter Rise Ships 4 Million Units Globally! | CAPCOM

Déjà 5 millions une semaine plus tard.

Je n’y avais pas pensé, et c’est un très bonne idée, qui rend le classement bien plus intéressant !

Par contre, un nouveau cas de figure problématique apparaît : quid de Samurai Warriors ?

Tu veux dire, est-ce que Japon Musou est un spinoff de Chine Musou, et du coup tu devrais commencer au premier jeu ayant « musou » dans le titre ?
Mais c’est pas comme si le premier Musou était sorti tout seul de la cuisse de Jupiter… si tu démarques les séries comme ça, autant remonter à Kessen du coup.