Le topic des chiffres, des thunes et de l’industrie

Hmm pour moi, selon tes critères expliqués plus haut, Sangoku Musō sur PS1 est le progéniteur de n’importe quel jeu avec Musō dedans. D’ailleurs le cas Sangoku Musō → Shin Sangoku Musō est assez similaire à Mario Bros. → Super Mario Bros. Ceci dit, est-ce qu’une IP basée sur des (versions romancées) de personnages historiques compte comme une « nouvelle IP » ? Je ne crois pas que Koei voyait Sangoku Musō comme un spin off de Sangokushi mais les deux séries sont clairement basées sur des persos (relativement) connus avant que Koei ne se les accapare.


Ça vire au running gag mais, dans la foulée du succès de Curse of the Dead Gods édité par Focus, le développeur Passtech Games est racheté par… Nacon. Ils avaient déjà fait le coup avec Spiders et Cyanide, sans oublier l’imbroglio en cours avec Frogwares.

Haha, oui, effectivement.

Bon du coup j’ai viré Samurai Warriors de l’équation, mon questionnement était effectivement un peu idiot, évidemment que les Musô sont une seule série.

Et bref, le résultat est là.
Je crois que le principal enseignement de tout ça, c’est à quel point un constructeur peut réussir à dominer la discipline lorsqu’il crée un nouveau engouement en matière de console. En l’occurrence, le classement est initialement dominé par Nintendo avec la Famicom. En virant celle-ci de l’équation, le classement est dominé par Nintendo avec tous les jeux casual DS/Wii. Et en deuxième entreprise la plus représentée (et seule présente dans le top 10 en dehors de Nintendo), on a Sony, avec exclusivement des jeux PS1.

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La croissance du marché du manga aux US, c’est quelque chose. Après avoir septuplé entre 2012 et 2019, atteignant 25% des ventes mondiales fin 2019 (contre 22% pour la France et 15% pour la Corée du Sud), les ventes ont triplé au cours de l’année passée, accentuant la pénurie déjà présente avant la crise du Covid-19.

Je suppose que l’essor des plates-formes de streaming d’animes y est pour quelque chose et qu’une bonne partie du public concerné a commencé à consommer du papier dans la foulée.

Ca me fait penser que j’avais lu une interview d’un ancien ponte de Bandai qui expliquait que la sortie du premier jeu DBZ PS2 n’était pas la résultante du succès tardif de la licence aux USA mais du carton surprise du Hokuto no Ken sorti sur PS1, ce qui avait conduit Bandai à penser qu’il y avait un marché pour la nostalgie.


En parlant de papier, je ne m’étais pas rendu compte à quel point les ventes de quotidiens en version physique étaient devenues si faibles.

J’ai ri.

L’écrivain Maxime Chattam est nommé président de la commission d’aide au jeu vidéo du CNC

Eh beh, la France, jamais en retard sur le pantouflage hein.

J’ai pas jamais eu à faire avec le CNC dans ma carrière, mais à part qu’il est auteur de roman de gare, Maxime a quoi comme rapport avec l’industrie qui le qualifie ?

Suffit de lire Le Parisien voyons.

J’aurais eu ma dose de gaudriole pour aujourd’hui en tout cas.

Maxime Chattam . « Le CNC m’a sollicité et j’ai eu immédiatement envie de dire oui mais j’ai dû regarder ce que cela impliquait en termes de temps, c’est-à-dire trois réunions par an (lol). J’aime le jeu vidéo, je le pratique depuis l’enfance. J’ai dans une pièce de la maison une borne Arcade avec 1000 jeux dessus

Un pro des droits d’auteurs ! Le secteur est sauvé.

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C’est comme avec Juliette avant, l’intérêt est justement d’avoir à la tête de cette organisation quelqu’un qui n’est pas impliqué dans l’industrie afin de minimiser les risques de conflits d’intérêt.

Perso, depuis le passage de Marc Levy dans l’émission de Canard PC, je suis ouvert à tout.

Perso, connaissant très mal le financement de jeu vidéo en France, je n’ai rien contre Maxime Chattam que je ne connais pas et qui m’a toujours paru sympa quand il postait sur Boulette sous le pseudo @marukade, mais je suis curieux d’avoir des avis un peu plus éclairés comme @boulaprune et @Pharoah s’ils passent dans le coin.

4.2 millions, ça me paraît une enveloppe minuscule pour le jeu vidéo moderne mais je ne sais pas à quoi ni à qui cet argent est censé servir. Si c’est pour claquer si peu, on aurait pu les garder pour le personnel hospitalier, quoi. Et foutre un romancier plutôt qu’un ingénieur ou programmeur (même hors JV) aux commandes, ça ne me paraît jamais très crédible. Mais de mémoire, c’est le mec qui avait dit du bien d’un manga de Greg, non ? Au moins, il a l’air ouvert d’esprit et/ou bon soldat (je suppose qu’il est édité chez Editis) ; je suppose que ce sont deux qualités importantes pour ce genre de poste.

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De ce que je connais du mécanisme, c’est des prêts / crédits d’impôts, d’un montant allant de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros, souvent pour financer dès pré-prods. Ubisoft n’est évidemment pas la cible, mais je sais que Quantic Dream, Asobo et tout la tripoté de développeurs français de taille moyenne, ainsi que les tous petits, faisaient appel à ce fond. Y avait eu une affaire de conflit d’intérêts pas piqués des hannetons il y a 5-10 ans d’ailleurs.

Avec la *financiarisation du secteur de ces dernières années, j’imagine que le CNC a toujours une place à jouer, mais sans doute bien différente pour bcp des acteurs historiques.

Non mais je suis quand même assez impliqué pour savoir à qui profitait le crime, mais (vu de loin) je trouve ça à la fois trop peu pour les besoins de ces studios vis-à-vis de leur véritable burn rate et mal adapté quand je vois les fonds (et méthodes de financement) que débloquent actuellement des studios comme Wolcen, Sloclap ou Fireplace.

J’entends que l’idée, c’est d’aider le mec avec son jeu de buissons qui proutent à acheter des couches pour sa fille en attendant que le jeu sorte sur Steam mais dans ce cas, ils financent combien de projets par an et à quelle échelle ? Est-ce qu’on tient à favoriser une taille de studio et une échelle de budget spécifique? On parle d’aider trois acteurs ou d’une vingtaine d’indés ?

Paradoxalement je trouve les activités récentes dans les pays émergents comme la Thaïlande ou le Brésil plus efficaces pour créer un terreau de nouveaux développeurs. Ils ne financent pas les projets un par un (car ils n’ont pas ce luxe) et se concentrent d’abord sur l’obtention de devkits et la démocratisation de licences pour aider n’importe quel dev local qui voudrait se lancer, ou rentrer au bercail après une expérience en studio à l’étranger.

Dans le même ordre d’idée, j’aurais plus volontiers claqué ces millions directement chez Epic ou Unity pour que n’importe quel studio qui paie ses impôts en France et utilise leurs outils récupère 100% des revenus de ses jeux jusqu’à un certain seuil pour les trois prochaines années, par exemple. Ou financer la formation de programmeurs avec des bourses. Etc. Un truc aussi universel que possible, plutôt que jugé par dossier pour quelques jeux. Le financement d’un jeu, le secteur privé peut s’en occuper. Mais un État économiquement et politiquement aussi puissant que la France peut servir à tirer des leviers à l’échelle de toute l’industrie que des lobbies ou organismes privés seraient incapables d’obtenir.

(En vérité j’aurais surtout pas claqué un rond de l’État et a fortiori du CNC dans un des rares secteurs artistiques français qui a profité de la COVID-19 mais c’est un autre débat que j’aborderai avec Roselyne et @Tristan quand on chassera du Rathalos ensemble ce week-end.)

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Écoute, un certain William avait fait une enquête il y a 5 ans précisément intitulée : « FAJV : à qui vont les aides au jeu vidéo ? »

Bah, tu connais assez les milieux de la culture en France pour savoir qu’ils n’ont aucune idée de ce que tu racontes et voient le JV comme le média que la haute culture française a le devoir d’élever de son marasme pour enfin peut-être un jour atteindre une hauteur artistique suffisante pour être vendu dans les Relais H.
T’inquiète que leur budget de fonctionnement/dîners en ville/pognon pour financer des études bidons que personne ne lira écrites par des gens qui n’y connaissent rien mais dont le beau-frère a un poste haut placé au ministère est plus élevé que les 4,2 millions qu’ils vont généreusement gérer.

EDIT : Eh beh, je sais pas qui a l’option Cloud la plus avancée, mais si c’est pas encore Microsoft, je suppose que ça sera bientôt Microsoft. Aussi, Windows Healthcare…?

Une grosse enquête chez Gamekult en trois parties sur les écoles et les formations qui mènent au jeu vidéo en France. J’ai juste feuilleté la troisième, mais dios quelle déprime.

J’ai fait mes propres étude au début des années 2000, à l’époque où l’industrie était complètement différente (surtout en France), et les formations spécialisés en JV inexistantes. Et déjà à cette époque se posait la question de l’employabilité des promos sortantes. En 20 ans j’ai vu le niveau des étudiants grimpés de manière spectaculaire, mais pas forcément le nombre de postes dispos (surtout en design, ces pauvres âmes). Et l’industrie en France est structurée de telle sorte que sortie de Ubi + les habituels studios indépendants pérennes, c’est la boucherie pour les nouveaux arrivants. Comme j’aimerais pas être dans cette situation en 2021 :confused:

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Pas eu le temps de lire quoi que ce soit mais j’ai ouï dire que le podcast JV de Libé y consacre sa dernière émission avec les auteurs des articles.

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Cette synthèse du Fig résume bien la situation (je ne pense pas que ça ait beaucoup changé depuis la parution de l’article).

C’est bien, on connaît déjà l’objectif commercial de Tekken 8.

Embourbé dans le fiasco de l’European Super League, Jeff Kaplan quitte la présidence de Manchester United. Peut-être que je confonds.


Les nouveaux propriétaires de Humble Bundle font quasiment disparaître l’élément charitable de l’opération en limitant les dons des consommateurs à 15% des achats sur le service.