Hmm d’une part, on n’a littéralement aucune source fiable, détaillée et publique sur les ventes de jeux PC au Japon ; son graphique mentionne charitablement que « le marché PC non visible sur cette comparaison se portait bien » mais je ne pense pas qu’il puisse faire plus (certainement pas avec les chiffres de GDL cités comme source). D’autre part, sur les chiffres que j’ai eu la chance de voir, y aurait certainement pas de quoi pavoiser face aux ventes de VN sur consoles ces quinze dernières années. L’exemple qui ferait probablement exception est la saga Higurashi / Umineko mais on part encore dans un autre circuit de distribution, possiblement encore plus opaque au niveau des données de ventes.
Je ne suis pas contre l’idée de se concentrer sur quelques exemples précis, ni d’éviter l’accumulation des versions sorties parfois à plusieurs années d’écart (comme ta proposition pour Clannad).
À mon sens, le plus grand défaut de cette comparaison est surtout de s’attacher d’avantage aux aspects plus otaques du genre et pas aux succès mainstream ayant touché un public qui ne connaît probablement aucun des jeux cités ici à part Kamaitachi no Yoru.
Les vrais grands absents de cette comparaison, à part Kamaitachi 3 et Machi mentionnés par @Iggy , c’est toute la collection Yarudora de Sony (Double Cast, Kisetsu wo Dakishimete, Sampaguita etc.) dont Double Cast à lui seul a dépassé 300.000 ventes…
… et la trilogie Nishimura Kyōtarō Suspense de Tecmo dont le premier épisode avait – à la surprise générale – dépassé les 200.000 ventes à la grande époque de la DS.
Des trucs qui ont accroché le public de ces deux bécanes à un moment très spécifique de leur domination écrasante du marché japonais, permettant l’éclosion de petites modes passagères par la fraîcheur ou au contraire la familiarité nostalgique de leur expérience. On peut rapprocher ça du succès de Telltale sur XBLA en Occident, par exemple, à une époque où le point & click semblait a priori mort et enterré.
Je ne dis absolument pas ça par mépris pour ces jeux mais je ne crois pas que le « grand public » (aussi nébuleux puisse être le concept) trouve ces séquences impressionnantes. Ce sera juste pris pour du dessin (peu) animé.
Je pense que tu sous-estimes l’impact audiovisuel de la présentation de Kamaitachi no Yoru à l’époque, puis du CD-ROM qui permettait notamment l’arrivée du doublage, d’illustrations en haute définition, de scènes d’animation complexes et bien sûr la démocratisation des séquences CG. Ces jeux se vendaient aussi pour l’expérience audiovisuelle unique qu’ils offraient à l’époque.
Dès la PS2 et l’arrivée de graphismes en temps réel et cinématiques plus complexes (MGS2, Final Fantasy X), les attentes du grand public ont changé et les jeux d’aventure traditionnels et VN ont arrêté d’impressionner le public de ces consoles.
Mais j’entends ta remarque sur le fait que les représentants les plus connus du grand public ne sont pas forcément les plus impressionnants. Enfin, je suis sur le point de finir Daigyakuten Saiban et franchement, ses animations, c’est pas de la gnognotte !








