Mes excuses au pays-hôte… J’ai passé le week-end sur eBaseball Pro Yakyu Spirits 2021 Grand Slam, le temps de gagner la médaille d’or aux JO de Tokyo 2020 puisque le jeu a obtenu la licence du tournoi de baseball. Je ne sais pas trop comment ils se sont débrouillés avec Sega mais cela me ramène au bon vieux temps de Winning Eleven 2000 et de son merveilleux mode Jeux Olympiques.
Si vous avez déjà joué à un ProSpi, c’est grosso modo le même jeu (fantastique) depuis quinze ans, qui lui-même reprenait quasiment toutes les bases de Pawapuro inventées il y a vingt-cinq ans. En défense, les quatre boutons ABXY représentent les quatre bases du terrain. Le batteur peut quant à lui taper la balle de trois façons (coup fort, coup rapide ou bunt) et « concentrer » son attaque. Une fois en course, on contrôle les coureurs ensemble ou séparément avec les bonnes combinaisons de boutons. On est en terrain connu mais pourquoi changer une recette qui marche si bien ? C’est probablement une des meilleures simus sportives de l’histoire du jeu vidéo et une recommendation sans réserve si vous voulez découvrir le sport, d’autant que des fans motivés traduisent tout.
L’intérêt de cette édition 2021, mis à part le « … mais sur Switch » et sa portabilité inhérente qui feront oublier la décevante version 3DS de 2011 (seule autre fois que ProSpi était apparu sur une console Nintendo), c’est le nombre hallucinant de modes qui se sont empilés au fil des ans et qui sont donc rejoints cette année par le tournoi des JO. J’ai déjà remarqué un bug affreux : ils ont oublié d’enlever les spectateurs des tribunes. Mais aucun patch ne règlera le format quelque peu bizarroïde de ce tournoi.
Il n’y a en fait que six équipes qualifiées pour le tournoi (Japon, USA, Corée-du-Sud, Israël, République Dominicaine, Mexique). Elles s’affronteront en deux groupes de trois, qui détermineront un bracket, les premiers de chaque groupe zappant un tour, avec un système de repêchage façon EVO, mais sans revanche possible en finale. Donc en gros, un des finalistes aura eu le droit de perdre une fois, et l’autre ー qui aura pourtant tout gagné jusque là ー peut se la mettre derrière l’oreille. Soit. Dans mon cas, j’ai par exemple affronté le Japon trois fois en cinq rencontres.
Heureusement, Konami a compris que c’était un peu faible, question contenu. Ils ont donc eu la bonne idée de rajouter quatre équipes nationales et surtout de rajouter des défis (ici des « missions ») qui encouragent à refaire le tournoi plusieurs fois. Chaque mission remportée permet en effet de gagner différents cadeaux, VP (la thune du jeu) et autres bidules bonus utilisables dans d’autres modes. Notez enfin que seul le Japon, manifestement, raboule sa véritable équipe dans le jeu. En tout cas, l’équipe américaine est complètement fictive.
Quelques heures avant mon triomphe olympique, j’avais d’abord terminé l’excellent mode Kōshien qui permet donc de vivre une année dans la vie d’un lycéen dont l’équipe scolaire va participer au fameux tournoi annuel qui passionne le Japon chaque été. Il faut d’abord intégrer l’équipe première, éventuellement en devenir le capitaine, puis gagner suffisamment de matches pour entrer dans le tournoi. On n’incarne qu’un seul gamin (difficile de créer un étranger crédible dans l’éditeur du jeu, d’ailleurs) et la victoire finale est un peu dans les mains de la RNG, même si je suppose que quelques optimisations spécifiques garantissent la victoire finale. Le véritable objectif du joueur est plutôt de se faire repérer par une équipe professionnelle et de se faire drafter au premier tour à la fin de la saison.
Pour y aboutir, on va participer à un petit jeu d’aventure fortement inspiré par les simulations de vie étudiante comme Tokimeki Memorial, et encore plus exactement par le fameux mode Success de Pawapuro. C’est donc un petit scénario choupi avec plein d’évènements différents qui mêlent vie quotidienne et problèmes de baseball. On peut même choper une copine au passage, comme les trois potiches ci-dessus, même si je vous avoue que j’ai vainement jeté mon dévolu sur Haruka-sensei, la prof caractérielle du bahut. Pas grave, j’ai quand même fini #1 de la Draft chez les Hanshin Tigers.
Et du coup, maintenant que j’ai été drafté par les Hanshin Tigers, j’ai le droit de faire partie de leur équipe dans les autres modes ! J’aurais pu continuer ma carrière solo en professionnel, ou tenter ma chance dans les rankings en ligne (Konami compte beaucoup dessus), ou encore opter pour l’espèce de mode FUT du jeu, mais j’ai préféré commencé le mode Pennant, un championnat complet qu’on peut poursuivre sur plusieurs années, avec des transferts entre équipes au passage. Chaque mode a un paquet de réglages, histoire d’abréger certain modes théoriquement ultra-longs ; ils promettent plus de 50 heures pour une saison complète sans zapper de matches, par exemple.
Quoiqu’on fasse, même en perdant, on gagne des VP qui se dépensent dans un magasin permettant d’acheter différents trucs : de nouveaux stades, quelques options craquées, des joueurs japonais évoluant en MLB (dont notre copain du topic des sports) qui deviennent dispos pour les transferts, et des objets consommables pour améliorer ses stats dans les différents modes.
Traitez-moi de pessimiste mais, à mon grand étonnement, on ne peut pas acheter de VP avec des vraies thunes. On gagne des machins en se connectant au jeu chaque jour, façon jeu mobile, mais le seul truc qu’on peut acheter dans l’eShop pour l’instant, ce sont des chants de supporters et des reprises de morceaux connus par la fanfare du lycée, qui ont chacun leur petit matricule JASRAC. A ¥220 le morceau, ça ferait pas loin de cent euros pour tout débloquer, mais on peut se contenter de Touch et Yamato, histoire d’ambiancer le mode Kōshien. Hmm… A moins qu’un morceau spécifique permette de draguer la prof…



