Pour des raisons de simplicité ça sera Wonder, mais le Kirby est effectivement une bonne piste. Après elle choisira sa route mais on va commencer bien propre en évitant de lui mettre trop de choix dans les pattes, elle aura droit à une session d1h30 max par week-end et seulement en famille.
Par un hasard total, je suis ce week-end dans une maison de campagne avec une super Nintendo et Mario World. Alors je confirme que c’est monstrueusement plus difficile que Wonder, surtout pour un enfant de 5 ans. Mon fils se débrouille plutôt bien mais il a genre 4 mois de Wonder derrière lui.
@tam totalement d’accord avec toi, et je le vois dans Wonder, il progresse de manière surprenante et a appris tout un tas de systèmes tout seul que je lui ai jamais montré. La il s’éclate dans World, mais je pense qu’il l’apprécie d’autant plus qu’il a appris les codes et les contrôles à la cool avant.
@Onosendai pareil, minuteur réglé sur des sessions de 30-40 minutes max. Par contre si ta fille est comme le mien, elle va vite piger qu’elle peut aller saboter le minuteur pour se rajouter du temps gratos. J’en suis réduit à mettre aussi un minuteur sur mon tel.
C’est les vacances, j’ai enfin du temps pour rattraper un peu du backlog de mes - oh wait, 15 dernières années ? et tester plein de jeux multi.
Split Fiction
Excellente surprise. Enfin, la surprise n’est pas que le jeu soit bon, mais que sa seconde moitié soit si remarquable, après une première qui fait le job mais reste assez scolaire. C’est dans la continuité absolue des jeux de Josef Fares / Hazelight, du splitscreen pensé comme le dispositif principal, mais on sent que la dizaine d’années d’expériences en la matière ont permis d’arriver à une maîtrise redoutable de la grammaire du coop, de ses spécifités, de ses contraintes et de ses possibilités propres. De ce point de vue, la première partie du jeu est surtout une longue exposition des deux héroïnes et de leurs univers littéraires respectifs, la fantasy gnangnan et la dark SF, qu’un savant fou veut absorber dans une représentation un poilou caricaturale mais engagée de l’IA générative et de ses dangers. Ironiquement, le jeu brille surtout par ses propres emprunts souvent assez paresseux à des atmosphères ou des mécaniques vues ailleurs. C’est même la foire à la référence, de Blade Runner à Dune en passant par Mission Impossible et LOTR côté univers, d’Unch à MGS en passant par Panzer Dragoon, Cool Boarders ou encore Heave Ho et Yoku’s Island Express (!) côté mécaniques. Du coup, le côté « le vilain fait rien qu’à nous piller nos idées, d’ailleurs regardez vous avez la ref wink wink » ne marche pas super. Mais l’alternance des univers, la manière dont les deux héroïnes (franchement caricaturales au début) s’épaissent quelque peu petit à petit, surtout le dispatch futé des tâches, des pouvoirs ou encore des chemins spécifiques au fur et à mesure donne un ensemble extrêmement varié et rythmé - parfois trop, tant on a parfois l’impression de passer d’une attraction de fête foraine en coop à une autre d’un niveau à l’autre. Les derniers chapitres font preuve d’une inventivité parfois assez zinzin, je pense notamment à ce passage où l’un des joueurs doit évoluer dans un niveau de plateforme en 2D dans un flipper, tandis que le second contrôle les éléments interactifs dudit flipper. C’est : super rigolo. Et il y a quinze mille exemples du genre. La fin joue ouvertement avec le quatrième mur, et donne un peu à regretter que l’écriture ne soit pas du niveau de folie d’un Kojima. Mais ça reste de la très bonne came, passée les premières heures un peu plan-plan.
Unspottable
Minute ouin-ouin : mon grand regret est qu’alors que la Switch permet une variété assez incroyable de configurations de jeux, l’eShop ne permette pas de faire de recherche précise. Exemple : party game, en local, en compétitif, jouable à plus de cinq. Heureusement, Internet a eu la bonne idée de me conseiller cet ersatz à peine caché de Hidden in plain sight, dont les deux uniques originalités sont d’être jouable à plus de quatre, donc, et de proposer différents niveaux avec des objectifs et des mécaniques sensiblements différents. L’idée reste globalement la même : on incarne tous des personnages identiques, mélangés à d’autres persos identiques contrôlés par l’IA, et il faut réussir à se trouver, soi et les autres, et se foutre joyeusement sur la gueule (parfois tout en faisant ses courses ou en participant à un cours de gym en musique, entre autres stages décalés). Ca fait tout à fait le job.
Ultimate Racing 2D
Acheté je ne sais plus quand lors de je ne sais quelle promo, et ressorti exactement pour la même raison : jouer à cinq (ou huit, si on avait été huit) sur la même TV. Foncièrement, c’est ni plus ni moins qu’un Micro Machines avec une skin F1. Ca se pilote comme en 1990, c’est très nerveux, les courses sont très courtes, on s’arrache les yeux sur l’écran divisé en huit (!) même si ça reste très lisible, et c’est parfait pour apprendre l’humilité à des 2010, pour qui la maniabilité Micro Machines n’a absolument aucun sens.
SpiderHeck
Je crois que tout le monde connaît cet espèce de SmaBro d’araignées Jedi, non ? Ca faisait longtemps que je voulais l’essayer, et c’est encore plus drôle que ce que je n’osais imaginer. L’idée d’introduire à la fois de la physique à la Spider-Man et de la physique yolo avec les sabres rend les matchs assez foufous. Dommage qu’on puisse pas jouer à plus de quatre, pas grand chose ne l’empêcherait. Mais pour le reste, ça vaut le coup de l’avoir dans son armoire à party games.
and Roger
Plus je vieillis, plus je suis client de ces jeux-pastilles. Ca dure une heure à tout casser, c’est du jeu narratif qui joue des codes du JV pour raconter autre chose, on se croit parfois dans Poney Island ou Undertale, sauf qu’ici, cette manière de casser les codes, rendre parfois le jeu volontairement bancal ou sybillin, c’est une manière de raconter le personnage principal, et c’est particulièrement bien vu. C’est aussi très bien raconté, et c’est fou que le jeu vidéo fasse si rarement usage de procédés narratifs non linéaires. Je ne spoile rien, mais ici rien n’est gratuit. Je le range quelque part aux côtés de Florence et That Dragon, Cancer, pas des jeux dont on se souvient pour les barres de rire, mais pas des jeux qu’on oublie, non plus.