Qu'ouije? T'entends?

J’adorais (et j’adore encore) ce morceau que j’écoutais en boucle avec Killer Queen (que je te remets ici au cas où tu serais passé à côté également).

Je suis encore étonné de la capacité de Queen à faire des tubes comme ces deux morceaux en passant complètement à côté des structures de morceaux classiques : Vas-y que je te mets 25 parties dans le morceau, et que chacune d’elle dure 20 secondes, vas-y que je te mets des arrangements hyper compliqués partout tout le temps, etc. Quel talent !

J’arrive pas non plus à imprimer que John Deacon était un incroyable bassiste, au-delà des lignes de basses mythiques que l’on connait, il était vraiment fort et ses lignes étaient très mélodieuses, un peu comme Tony Levin.

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Il est dans le Greatest Hits donc c’est probablement un de leurs vingt morceaux les plus connus, en effet. À écouter avec son binôme Fat Bottomed Girls puisque les deux morceaux se répondent lyriquement et musicalement.

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à la première écoute j’ai cru à un shred tellement les paroles sont random

Tout l’album Jazz est comme ça ; même en considérant les standards perchés de Queen, c’est un des plus hystériques et (sous) stupéfiants de leur discographie.

À ce sujet, tu es peut-être tombé dessus (et je l’ai peut-être déjà postée) mais je conseille chaleureusement cette vidéo, The Bands That Sound Like Queen Multiverse.

Oh ! merci Chaz ! Non, je n’étais pas tombé dessus, je vais creuser sa sélection. C’est amusant parce que dans mon précédent message j’allais écrire une sottise du genre « Un son unique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs etc. etc. », n’y connaissant finalement pas grande chose je me suis ravisé.

Quelques remarques en regardant le propos liminaire :

  • J’avais oublié l’existance du titre « Mustapha », Ono, Go !
  • L’analyse progression ascendante/Descendante est chouette. Je me demande si lorsqu’ils composaient ils plaisantaient entre eux : « - On refait le coup de la progression up/down ? », « - Encore?! », « Bon ok… », comme certains font le coup du demi-ton pour relancer un morceau.
  • Rien sur John Deacon :frowning:
  • Faut que je creuse Balavoine, il est temps (j’ai dépassé les 40 balais, j’ai le droit)

Salut les louveteaux, je me suis réécouté récemment cette merveille de bande-son qu’a Lords of Thunder, sur Super CD Rom-Rom.

Ca change pas mal de la plupart des jeux CD de la machine, dont une bonne partie était sonorisée au synthé qui fait pouet pouet.

Et je me pose une question à laquelle peut-être @Barbo aura une réponse :
Connaissez-vous, dans le JV ou dans le rock plus généralement, des albums du même style que cette bande-son ?
J’ai vaguement entendu parler d’artistes comme Yngwie Malmsteen et Cacophony mais je ne sais pas si ce sont de si bonnes références, ni par quel album commencer mon écoute.

A vot’ bon cœur :heartbeat::heart:

Je laisserai ceux qui s’y connaissent plus que moi completer, mais ça me fait pas mal penser à Liquid Tension Experiment, dont le troisième album est sorti en 2021.
Tu trouveras l’album complet dans cette vidéo :

J’aime tout particulièrement le deuxième morceau : Beating the odds.

LTE est une espèce de super groupe réunissant des mecs de Dream Theatre et King Crimson. C’est pas ma came d’habitude, mais il y a Tony Levin à la basse alors bon…

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Effectivement c’est pas mal du tout et on reconnaît la gratte de Dream. Merci @bitume !

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Cacophony a sorti en effet un très bon premier album en 1987, dont le titre est suffisamment explicite (leur deuxième et dernier album est également apprécié mais il ne m’a pas parlé, personnellement).

Je conseille aussi toute la discographie 2000’s et 2010’s de Bob Katsionis, brillant multi-instrumentiste grec passé par de nombreux groupes de la scène locale (dont Firewind, groupe de power metal reconnu dont il est claviériste). Je l’ai découvert en 2012 avec l’album « Rest in keys » (qui contient tout de même deux/trois morceaux chantés par des invités).

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J’ai eu l’occasion de voir Oiseau-Tempête récemment, petit groupe de vétérans post-kraut armés de synthés modulaires et d’une batterie qui ne rigole pas. Le groupe jouait au milieu du public, l’acoustique était fabuleuse et le son a 110db quasi tout du long, ça m’a fait du bien de ressentir les ondes à ce niveau fondamental et cette forme de communion.

Exactement ce à quoi je m’attendais lorsque je suis allé voir Sunn o))) à la Gaité Lyrique et son acoustique qui fait simplement saigner les oreilles.


J’aime beaucoup le boulot de Richard Cartlidge, musicien amateur de Shenmue qui reprend ou créé à la manière de.

#Idéal pour bosser.
Merci au passage Bitume pour le renvoi vers Snarky Puppy dont l’album Immigrance m’aura accompagné tout l’aprem.


Je l’ai déjà dit mais je trouve le groupe parisien Cosse injustement sous-estimé. Leur deuxième album « It turns Pale » est sorti en février, le groupe continue de creuser les textures à la Slint et les structures alambiquées. Je trouve ça très réussi, ça faisait longtemps que je n’avais pas acheté d’album en vinyle.


Boulette-signal si quelqu’un tombe sur la bande-son d’Eldorado, le road-trip western en Belgique de Bouli Lanners, sorti en 2008. Elle n’a pas l’air d’exister et c’est bien dommage.

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ça m’a effectivement choqué sur le dernier James, globalement beaucoup moins bons que les précédents

Les remixes qui ont marqué Barbo, numéro 1/20

KILLING JOKE - MILLENIUM (BACK TO ORION MIX)

Ce remix a plus que jalonné mon parcours musical : il en a été l’une des pierres angulaires.

Lorsque j’ai commencé à écouter de la musique sérieusement, soit vers mes 14-15 ans, ma connaissance de la musique électronique était inexistante et se limitait essentiellement à l’euro dance abominable de la période Dance Machine, qui a été, très sérieusement, une étape majeure de la perte de mon innocence. Je croyais que tout ce qui était électronique se bornait à des synthés surexpressifs et du boum-boum plus abrutissant tu meurs, et j’étais sidéré que des gens puissent trouver ça supportable et prendre du plaisir à écouter un machin de ce calibre.

C’est avec ce remix que j’ai découvert que la musique électronique pouvait être subtile, porteuse d’atmosphéres intriguantes et de motifs obsédants. Pourtant, avec le recul, retravailler un chef d’oeuvre tel que Millenium, formidable morceau de Killing Joke tiré de leur neuvième album Pandemonium, sorti en 1994, pouvait s’avérer périlleux.

Néanmoins, la période s’y prêtait pleinement : les années 90 assistèrent au triomphe du CD, qui permettait plus aisément encore la diversité de formats déjà entrevue avec le vinyle et la cassette audio : album, single (je trouve d’ailleurs très dommage que le mini-CD n’ait pas été le standard pour les sorties 2 titres : au moins aussi esthétique, plus facile à manipuler, un peu plus écolo puisque moins de matière première, et sans doute un peu moins cher) et dans le cas qui nous intéresse, maxi-single.

Killing Joke fut d’ailleurs un témoin majeur de cette époque, pourvoyeur de nombreux maxis blindés de remixes plus ou moins pertinents de leurs morceaux. Avec Pandemonium, le groupe plongeait la tête la première (mais à sa manière) dans le metal industriel, que Ministry et Nine Inch Nails avaient fraîchement révélé au grand public, en héritiers des terrains défrichés dans les années 80 par la bande à Jaz Coleman dans un registre post-punk, aux côtés des Swans, de Fall Of Because (futur Godflesh) ou encore des Young Gods (dont j’espère reparler un jour si des efforts improbables me motivent à continuer cette série).

Certains des remixes en question étaient signés ou co-signés Martin Glover alias Youth, bassiste originel du groupe qui avait quitté celui-ci en 1982 puis est devenu plus tard un producteur de haut rang, travaillant entre autres avec Depeche Mode, U2 ou encore The Verve. J’ai d’ailleurs longtemps cru que c’était le cas de ce « Back to Orion Mix » avant de découvrir que ce n’est rien moins que Ben Watkins alias Juno Reactor, pionnier de la trance avec son album « Transmissions » en 1993, dix ans avant d’assister Don Davis sur les frénétiques Mona Lisa Overdrive et Burly Brawl pour la B.O. de Matrix Reloaded, qui s’en était chargé. Cela n’a rien d’un hasard puisque Watkins avait déjà collaboré avec Youth peu après que ce dernier se soit séparé de Killing Joke, d’abord sur une B.O. de film (oui, là aussi, déjà) puis au sein de Brilliant, groupe pop à l’existence brève auquel participa aussi Jimmy Cauty, future moitié de The KLF.

Et donc, 29 ans plus tard, ce remix se porte comme un charme. Il prend certes pas mal de libertés avec l’original, entre autres par son caractère entièrement instrumental, mais n’oublie pas qu’il est un remix : la tonalité de mi est conservée, le riff principal imparable du morceau est intelligemment travesti pour l’adapter aux 135 à 140 BPM dont la trance est si friande, le pré-refrain est rehaussé de trois tons. Le lien avec l’original est donc maintenu et permet à Watkins d’évoluer à son aise, alternant mélodies accessibles et moments plus tortueux. Une belle réussite, bien plus inspirée à mes yeux que les autres remixes du morceau pondus pour l’occasion.

(je ne promets pas de blablater autant pour les 19 remixes restants, si je parviens à gribouiller quelques lignes pour chacun d’entre eux, ce sera déjà très bien)

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J’ai enfin fini par dénicher un lecteur de cassettes de bonne qualité (j’en ai 3 qui sont tous tombés en panne), du coup je me replonge dans mes archives et je m’éclate

https://i.imgur.com/cI9Dwrk.png

Cette année là, ce banger m’a fait découvrir ce petit groupe que les gens appellent « Les Beatles » (aucune idée de ce qu’ils sont devenus).

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wow.
Il n’avait jamais entendu parler de Billy Eillish ?

C’est pas étonnant si tu ne traines pas dans un cercle de dépressifs de moins de 20 ans

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Je n’en avais jamais entendu parler non plus.

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La vache ! ce mec est détestable !
Il se pignole littéralement sur son savoir harmonique dont tout le monde se fiche. Et tout le monde se fiche que le morceau d’Eilish soit juste en La, moi le premier. J’aime beaucoup sa voix en revanche, et si le morceau n’est pas renversant, loin de là, il était quand même dans le ton et proposait un truc un peu différent.
Mais honnêtement, j’hallucine sur ce mec complètement dépassé par les événements. :smiley:

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Ahah, cette vidéo a générée beaucoup de réactions polarisées dans un autre cercle, tu es dans le camp des gens qui le déteste, je suis beaucoup plus tolérant, même si au final tout le monde est d’accord : osef de la complexité d’un morceau, le plus important c’est d’être touché… il le dit lui même dans sa vidéo !

Mais je comprends aussi que ce type « d’analystes » geek de Jazz puisse être choqué par une telle différence de niveau, là aussi il précise bien son cadre comparatif : la BO d’un Bond. Et là je suis désolé, mais sans avoir son bagage théorique j’ai moi même été choqué par la médiocrité de ce morceau pendant le visionnage du film, comme j’ai d’ailleurs été déçu par ce film d’une manière générale.

Je précise également que contrairement à lui j’adore le thème de Skyfall, le seul reproche que je fais à Adele c’est qu’ils mettent le paquet sur sa voix en oubliant un peu la qualité des arrangements.

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On avait évoqué Billie Eilish ici même il y a quelques années à l’occasion de la sortie du single du dernier James Bond (pour en conclure que le morceau en question n’était pas ouf).

Ça fait bien le taf / 20.
Tu recommandes un Dalek en particulier comme pied dans la porte? Je sais que c’est bien et influent, et que même Blut Aus Nord recommande, mais la rencontre n’a pas encore eu lieu.

Rayon boomer-bap, j’ai (re)découvert Masta Ace Incorporated récemment…

…via les vidéos de DJ Furio.

Je trouve les prods de Masta Ace très clean. Il faut que je me penche sur celles d’Original Concept et globalement sur la période DefJam de Rick Rubin hors LLCoolJ, Run DMC et Beastie Boys.

Le nouveau Kate NV me met de bonne humeur ces temps-ci, avec une ambiance assez proche des jeux NanaOn-Sha ou de Katamari, auquel ce clip doit sûrement beaucoup.

Beaucoup d’attente pour le prochain Water From Your Eyes qui s’est annoncé avec ce banger. J’ai la foi.

Et l’album dont je ne décroche plus, si vous écoutez encore du rock à guitare, c’est le nouveau Ulrika Spacek. Les précédents étaient souvent résumés à des copies sympas de Women, celui-ci ne change pas franchement de cap stylistique mais l’écriture est beaucoup plus complexe avec des morceaux variés et bien construits. Ça fait du bien de tomber sur un album qui récompense une écoute répétée (comme du temps où tu claquais cent balles dans un CD et t’étais coincé avec, pour le meilleur et pour le pire).

En passant, si vous aimiez bien Ought, un groupe de post-punk Canadien qui avait connu son petit succès, vous avez peut-être loupé leur nouveau projet Cola qui n’a pas l’air de motiver les foules. Ce serait dommage, leur album de l’année dernière était très bien et le nouveau single est à l’avenant.

Et la session KEXP de Gilla Band est excellente, mais eux sont déjà biggos.

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Précisément l’album « Absence » de 2004, dont est tiré « Culture for dollars » (morceau que j’ai découvert en jouant à Ferrari Challenge Trofeo Pirelli, je pense que le coordinateur de la B.O. du jeu, un certain Todd Eckert, aimait bien manier l’ironie). C’est le seul album de leur discographie qui m’ait convaincu, et ma première rencontre avec le rap industriel (et donc une sacrée baffe).

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