[ré] animation !

Un nouveau film anime de Verbara (première fois que je le vois écris en romaji comme ça) en préparation pour les 50 ans du manga.

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Je vidange mes onglets, je ne sais plus comment je suis tombé dessus donc je m’excuse par avance si c’était par ici.

C’était dans le Topec.

Puisqu’on parle de trucs de boomers

Le trailer :

Ils n’ont pas beaucoup fait de progrès sur la 3D je trouve, on est encore dans l’ère Saturn

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Askip’ Cyberpunk: Edgerunners est pas mal du tout.

Du coup, pour rester dans la thématique, voici à quoi ressemble le Legend of Mana de Warner Bros. qui démarre sa diffusion en octobre 2022 :

Et voici à quoi ressemble la série Nier: Automata prévue pour janvier 2023 :

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J’ai vu INU-OH, le dernier film de Yuasa Masa.aki, adapté du récit éponyme de Furukawa Hideo (Le roi chien) lui-même inspiré du Dit des Heike. Le visuel des personnages est de Matsumoto Taiyô.
Ce n’est peut-être pas le chef d’oeuvre de Yuasa, mais c’est un sacré petit ovni qui vaut la peine d’être vu en salle.

Il faudrait un minimum de contextualisation historique que le film ne donne pas vraiment, mais on peut aussi se laisser emporter par le cocktail concocté par Yuasa, qui mélange volontairement les récits, les périodes et les grands genres artistiques du Japon médiéval.
A la base, c’est l’histoire d’un biwa-bôshi (moine aveugle joueur de luth et conteur de récits de la geste des Taira (=Heike) VS Minamoto, les fameuses guerres du 12e siècle - qu’on a récemment vue adaptée en série par Yamada Naoko), et du fils d’un acteur de Nô à la cour du shogun Ashikaga Yoshimitsu au 14e, pendant l’époque des deux cours impériales Nord/Sud.

Les deux personnages, « à l’insu de leur plein gré », ont été frappés très jeunes par une malédiction liée à l’interdit de monstration des Trois Trésors Impériaux, enfreint par leur père dans un accès d’hubris. Trésors Sacrés brinquebalés et parfois paumés pendant cette fameuse guerre Taira/Minamoto et que le grand-père du shogun Yoshimitsu cherchait dans le film à retrouver pour asseoir la légitimité de son pantin impérial (celui du Nord) sur l’autre.

Pour se libérer de la malédiction, les deux jeunes performent des sortes de rituels d’apaisement (ce qu’était finalement le Dit des Heike, un requiem à la mémoire des esprits courroucés du clan Taira vaincu) qui prennent la forme de performances théâtrales/musicales centrées sur des épisodes plus ou moins expurgés du canon de la geste des Heike (…ou inventés?).

Bon, ce n’est pas l’intrigue la plus limpide et plausible qui soit, mais de toute façon on comprend assez vite que l’exposition d’un récit linéaire n’intéresse pas vraiment Yuasa. Une fois les deux compères réunis à Kyoto, le film dévie sur une succession de ces morceaux de bravoure musicaux et c’est à travers eux qu’il raconte les épisodes manquants qui permettent de compléter le récit.

Le plus intéressant, c’est le second niveau du discours qui porte sur les luttes d’influences entre factions politiques qui cherchent à utiliser les arts (le Dit des Heike et le Nô en l’occurrence) pour légitimer leur autorité. Ici ce sont les shoguns Ashikaga, mais évidemment ce processus visant à l’hégémonie culturelle est un sport national au Japon depuis la compilation des chroniques Kojiki et Nihonshoki par les empereurs au 8e siècle et l"écrasement" des cultures et croyances locales sous les mythes « officiels » liés à l’unification de l’Empire.
Dans le film, le shogun Yoshimitsu finit par interdire au héros de mettre en scène ses récits « apocryphes » du Dit des Heike, et n’autoriser qu’une seule et unique version « officielle » dont la teneur et les conteurs lui conviennent mieux.
Le film se présente donc comme une fable sur la liberté de l’artiste, la licence poétique et le refus d’une forme de « pureté » narrative et esthétique, et évidemment on peut le lire comme un manifeste de la part de Yuasa lui-même, d’autant plus croustillant que son film est sponsorisé par le ministère de la culture… qu’il remercie de son obole en entrechoquant les périodes, les styles, les genres, contre une vision plus « officielle » et académique de l’histoire et des arts classiques du Japon, avec son opéra-rock décadent dans lequel biwa-bôshi et acteur de nô du 14e siècle se déhanchent sur une mise en scène de kabuki (17e), des grosses guitares et des mélodies empruntées aux classiques du rock anglo-saxon du 20e (Bowie, Queen…), en refusant même l’esthétique quelque peu standardisée de l’animation japonaise contemporaine pour lui préférer son habituel fourmillement foutraque.
Bref, c’est Yuasa: toujours aussi peu académique, toujours aussi réjouissant.

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Extrapolate, Johan Rijpma (2016)

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La pub pour la boule Fushigi, bref « jouet cool du moment » circa 2010 devenu un mème sur Internet pendant le COVID quand tout une génération de gamins traumatisés s’est rappelée l’existence du bidule…

… (objet par ailleurs haï des jongleurs) …

I’m a « professional » contact juggler and I was around during the inception of the fushigi. Here’s some extra background from someone in the community. In the last video I made a comment on it so I’m going to copy and paste it here. Later today I’ll add some stuff about this particular video.

Fushigi is just a brand of ball used for contact juggling, and it was a horrible contact juggling ball. I was a contact juggler years before Fushigi existed (the creator came to our forums and even asked us for advice, he didn’t actually take it) and Fushigi just killed contact juggling on the spot.

The problem you can see in this video. Contact juggling is HARD, very hard, it takes hundreds of hours of practice to make it look good (the people in the commercial were doing beginner moves, and some not that well). Before fushigi I would contact juggle in public and people would be amazed. They’d stop in their tracks with their jaw dropped, come over, ask questions. I’d hand them the ball and they couldn’t believe it was just a very heavy ball.

Then fushigi came and the reactions were « oh that’s just a fushigi » and keep walking. Because they thought the ball was doing all the work, it’s a magic trick. Nevermind the years it took to nail these moves, stuff 100 times more complicated and smoother then what you see in the commercial, it was all reduced down to a party trick. Other members of our forum were street performers and they had it even worse. They’d contact juggle in their acts and had a very noticeable decrease in tips because people thought it was a « magic ball » which did the work for them. People thought they just bought the ball and hit the streets a week later, instead of 5+ years of practice.

You can see all the people in this comment section who were disappointed that they got a fushigi and it was just a ball. Also, it’s a terrible contact juggling ball because it’s actually too small and light. Real contact juggling balls are solid acrylic and very heavy, easily twice as heavy as a fushigi. The hollow chrome ball in the center was so it doesn’t start fires. I’ve seen people light campfires with their acrylic balls, or melt the plastic in their car if the ball was in the open and in direct sunlight. The fushigi people didn’t want that problem when advertising to kids so they put the chrome ball inside. The problem is that chrome ball was never centered perfectly, so you can always see it wobble around and ruin the illusion. Plus the chrome ball had a big seam on it that you can see. The illusion only works when you have a perfectly round ball with no markings so you can’t see it rolling, rather you see it floating.

In short, fushigi killed contact juggling and all of us in the community hated it even more than all of you who opened it up on Christmas morning.

… Réanimée assez brillamment par un collectif :

Ah mais les gens ne disent pas seulement que le nouveau Gundam fait Utena « parce que y’a des lesbiennes underage gnéhéhéhé ». C’est scénarisé par le mec qui a écrit le jeu Utena sur Sega Saturn, seul bon jeu de la console comme tout le monde sur ce forum le sait bien !
C’est d’ailleurs la vraie raison pour laquelle Isekai Ojissan s’est planté, il ne jouait pas aux bons jeux.