[Sciences] Philosophie naturelle et phénomènes idiomatiques, une étude hypertextuelle. Boulette et al. 2021-

Pour en rajouter dans le topic des ovnis

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Passionnant (il y a plusieurs twists)

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Le meilleur youtube husbando à sang froid explique, via le dragon de Komodo, le nanisme insulaire, le gigantisme insulaire (???) et la parthénogénèse dans le génome ZW.

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Ah bah voilà, on dit aux gens de penser à l’empire romain tous les jours, et maintenant les araignées inventent la baliste. La faute à qui !

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Punaise ça me rend fou, ça devrait standard dès maintenant, c’est l’évidence.

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C’est l’été, les gamins de tous horizons se trouvent de nouvelles passions et se font de nouveaux amis.

Les IG Nobels 2026 sont arrivés !

Mes préférés :
Milk proteins from vivaparous cockroaches packs three times as much energy as milk proteins from cows.

we value friends who are vicious to people we dislike.

Pas une semaine ne passe sans une annonce tonitruance selon quoi les nouveaux modèles d’IA ont fait des progrès fulgurants. Or je ne sais pas pour vous, mais je n’arrive pas du tout à me représenter ces sauts technologiques successifs car au taf on a des abos de base sur des modèles toujours aussi cons comme la lune.

Je n’ai rien vu ni expérimenté qui m’ai donné envie d’investir dans un abonnement mensuel, en fait, je ne vois pas (encore) l’intérêt que je pourrais avoir avec un abonnement plutôt qu’un compte gratuit, même sans connexion, j’utilise ChatGPT principalement comme ça et pour mes besoins, c’est pour le moment suffisant.

Je suis curieux de savoir où vous en êtes sur ce sujet. Vous avez des abos ? Si oui lesquels ? Pourquoi ? Vous-êtes vous programmé des agents ? Comment ? Pour faire quoi ?

Ce qui est sur en revanche c’est que l’intégralité des managers de ma boite ne pourraient plus s’en passer. Les IA sont en train d’éponger le seuil de quantité de taches qu’on peut donner à un seul être humain, à vrai dire, je ne vois pas comment un être humain normal pourrait assumer ce nombre de taches et de responsabilités sans l’aide de l’IA, et en ce qui me concerne c’est vraiment ça le plus flippant.

Bon, j’avais qu’à posé la question à ChatGPT en fait :

Oui — et ton impression est assez juste. Le problème est qu’on mélange souvent “le modèle a progressé de 15 points sur un benchmark” avec “mon quotidien va devenir 15 % plus facile”. Ce sont deux choses très différentes.

Et il y a effectivement eu un changement de nature assez important ces derniers temps : les meilleurs modèles ne sont plus seulement des générateurs de texte plus doués ; ils deviennent progressivement des systèmes capables de raisonner plus longtemps, travailler sur des fichiers, utiliser des outils et conduire une tâche en plusieurs étapes.

1. Pourquoi tu as parfois l’impression que « l’IA est toujours aussi conne »

Il faut distinguer trois niveaux :

Niveau 1 — chatbot classique

« Résume-moi ce texte. »
« Écris-moi un mail. »
« Explique-moi cette notion. »

Les modèles sont déjà très bons là-dessus. Passer de 90 à 95 % de qualité est perceptible, mais pas révolutionnaire.

Niveau 2 — travail intellectuel compliqué

« Analyse ces 80 pages, identifie les incohérences, compare-les avec cette réglementation, puis fais-moi une recommandation en distinguant ce qui est certain de ce qui est incertain. »

Là, les différences entre modèles deviennent beaucoup plus importantes. Les modèles récents sont notamment meilleurs pour maintenir une stratégie sur plusieurs étapes, exploiter de grandes quantités d’information et corriger leur propre approche.

Niveau 3 — agent

« Voici le problème. Démerde-toi pour arriver au résultat. »

C’est là que le changement est potentiellement énorme.

Le modèle peut rechercher, lire des documents, écrire du code, exécuter des opérations, analyser les résultats, constater qu’il s’est trompé et recommencer.

On passe donc de :

question → réponse

à :

objectif → plan → actions → vérifications → résultat

Et c’est cette dernière transition qui me paraît beaucoup plus importante que les annonces du type « +8 % sur tel benchmark ».

Je suis un touriste de l’IA et très loin de confier en agentique quoique ce soit aux modèles actuels, à la fois par méfiance et méconnaissance.

Je ne me sers que très ponctuellement de LLM mais je dois dire que ChatGPT – qui a lu tout Reddit – m’a fait gagner des dizaines d’heures dans la résolution de problèmes IT velus (et même récemment concernant ma machine à laver qui déborde).

J’ai toujours un abo premium Gemini filé l’an dernier par mon centre de formation mais je ne m’en sers plus. Je reconnais par contre que c’est le meilleur outil pour parser des centaines de pages de cours et en faire des QCM ou des flashcards.

Claude m’a fait d’impressionnants drafts de cahier des charges fonctionnels. Idem pour la mise en forme bibliographique dans un mémoire – et quelle joie de lui dire : bro, relis mon mémoire, isole tous les jargons techniques et fais-en un glossaire.

Par contre, super déçu par Antidote 12 et ses préconisations nourrie à l’IA, sans même parler de son relecteur de mail (un greffon Outlook nommé « Anti-Oops ») pour détecter des erreurs ou phrases manquant de tournures assertives. Pas encore au point, le module est soit complétement aveugle, soit hors-sujet.

C’est hélas en train de devenir la norme. En deux ans, le monde du travail a encore changé de tempo et ce qui servait autrefois à gagner du temps (synthèse de réu, aide à la formalisation, traduction rapide de documents intermédiaires…) est presque aujourd’hui impératif pour rester dans les temps (compression des deadlines, exigences revues à la hausse…).

Une pensée à ce prof qui nous a laissé 2 jours pour pondre un dossier de 100 pages avec modélisation UML + proof of concept fonctionnel d’une app de vente en ligne + présentation à un client, en nous disant « oui mais maintenant, il y a l’IA, c’est plus facile qu’avant ». Sachant qu’il a corrigé nos rendus avec Claude… Que Skynet ait son âme.

Ce qui fait chier dans tout ça, en plus de la dette cognitive et de l’uniformisation des rendus évidemment, c’est la perte des moments de respiration qu’offraient les tâches plus triviales, désormais confiées aux machines. L’humain se gardant le pénible et le plus complexe (salut à toi, burnout !).

J’étais tombé sur l’interview d’un architecte qui avait vécu l’informatisation des 80’s et donc l’arrivée de la CAO. Il évoquait les nombreux avantages de la micro-informatique mais notait aussi son regret de ne plus pouvoir hachurer lui-même au crayon ses schémas puisque cette activité anodine était cruciale pour décompresser et réfléchir à son travail.

Pour balancer, j’ai vu cette semaine la présentation de Claudeforce qui montre l’IA débroussaillant un marécage relationnel avec un client, en avalant le plus de données possibles (mails, slack, devis, etc.). Claude priorise les points d’actions à mener jusqu’à la signature du contrat – avec RACI, révisions d’ETA, matrice de risques, personnes clefs à contacter, ébauches de communications, calendrier hyper clair et dépendances. Je sais que c’est beaucoup de marketing mais ça me vend du rêve.

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Jamais de la vie je n’utiliserai de LLM à part contraint et forcé, en tout cas pas avant que la bulle spéculative explose, que les modèles indépendants soient solides et avec une source claire et éthique, et une consommation moins absurde.
Et si ça vient pas, bah, on va tous mourir à un moment hein.

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Nous on a un gros retour de bâton depuis que les tarifs sont devenus plus aggressifs, avec des directives de ne plus utiliser les modèles trop chers. Enfin bon, je suis mal placé pour parler de l’impact vu que j’évite de même ces outils comme la peste, et que la différence effective dans les résultats avec mes collègues plus à fond dans le truc ne se voit en fait pas vraiment.

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Développeur/informaticien de métier, j’utilise l’IA à titre personnel depuis environ 1 an. Je l’ai assez vite intégrée à tout aspect de ma vie qui peut en tirer partie. Il y a environ 3 mois, je me suis lancé dans un projet un peu débile : faire un jeu, mais uniquement en le « vibe codant ». Je voulais voir jusqu’où l’IA arriverait, « seule », en l’assistant, mais sans que je mette une seule fois le nez dans le code.

Je ne lui ai pas facilité la tâche en plus, je suis parti sur un projet assez complexe, l’idée était de faire un jeu en ligne multijoueur, un jeu se jouant directement dans un navigateur dans le même style que Ogame, Travian ou le regretté Hordes par Motion Twin, pour les connaisseurs (le vrai terme est PBBG : Persistent Browser Based Game).

200 dollars déboursés dans un mois d’abonnement Claude Max x20, j’ai donc démarré le projet, en mode « chef de projet et l’IA fait tout le code ». Environ 1 mois plus tard, j’ai un prototype moche mais fonctionnel, avec pas grand chose à faire dedans : création d’un personnage → l’envoyer se battre contre des monstres → gagner de l’expérience et collecter des ressources → le personnage gagne des niveaux et devient plus fort → rentrer en ville avec les ressources → utiliser les ressources pour construire des bâtiments qui donnent des bonus → retourner en combat. La spécificité est qu’il y avait immédiatement un côté multijoueur : les combats sont automatiques, aucune intervention du joueur, personnage contre un monstre, mais s’il y a plusieurs joueurs dans une même zone, chacun reçoit un bonus de puissance dans son combat contre son monstre, ce qui incite les joueurs à aller se battre « ensemble », et les chantiers en ville sont communs également, tous les joueurs contribuent aux mêmes bâtiments et les bonus qui en découlent profitent à tout le monde. Le jeu était extrêmement simple, et surtout avec une apparence très classique « made by AI » qu’on reconnaît immédiatement si on a un peu traîné sur des subreddits ou des gens montrent ce qu’ils ont codé avec l’IA.

J’ai payé un serveur un peu pourri pour héberger le prototype et ai envoyé le lien à une dizaine d’amis en les prévenant que le jeu est pas ouf mais que c’était rigolo à faire, c’était il y a environ deux mois.

Tout le monde a adoré le jeu, reconnaissant que c’était très simple, mais jugeant qu’il y avait un énorme potentiel. Ça fait deux mois que le jeu est lancé, il y a aujourd’hui 24 inscrits, aucune pub n’a été faite nulle part, les inscriptions sont fermées, uniquement sur invitation, il s’agît donc de moi + 23 amis ou amis d’amis. Sur les 24 comptes, 18 se sont connectés au moins une fois dans la dernière semaine. Je dirais que sur ces 18 « actifs », environ 6 ou 7 jouent de manière réellement active, autant jouent de manière très idle (vu que les combats se font tout seuls, il est possible d’envoyer son perso dans une zone relativement peu dangereuse, se déconnecter du jeu et revenir 8h ou même 24h plus tard pour récolter les loots des combats et rentrer en ville pour contribuer à des bâtiments : tant que le personnage est assez puissant pour ne jamais mourir contre les monstres, il peut farmer à l’infini), et le reste des joueurs « actifs » se connecte une fois de temps en temps sans jouer très sérieusement.

Durant les deux mois de vie du jeu, j’ai ajouté pas mal de fonctionnalités et de contenu, et j’ai été rejoint par un ami qui contribue au jeu de la même façon que moi : tout avec l’IA sans jamais écrire ni même regarder le code du jeu. Il s’occupe de la partie UI et a totalement corrigé le côté « interface pourrie générée par IA », j’ai acheté quelques packs d’assets graphiques, on en a trouvé aussi des gratuits. L’interface est loin d’être parfaite, mais elle fait le taf (bien qu’il n’y ai aucun vrai tutorial/onboarding, et maintenant que j’ai ajouté pas mal de choses, le jeu est assez intimidant lors de l’inscription, j’ai du beaucoup assister les derniers joueurs arrivés sur le jeu pour qu’ils s’y retrouvent). Graphiquement, le jeu souffre du même problème que tous les jeux qui sont fait avec divers packs d’assets trouvés à droite à gauche : il n’est pas super consistant, mais on aura tout le temps de régler ça plus tard.

Et donc voilà, je suis quand même sur le cul de ce qu’on a réussi à faire, d’abord moi « seul » (avec l’IA), puis avec mon ami qui m’a assisté pour l’interface, tous les deux sans écrire la moindre ligne de code. Quand j’ai commencé ce projet un peu fou, je ne m’attendais vraiment pas à aller aussi loin. Et je me demande toujours si on atteindra la limite de ce dont sont capables les LLM (et si ça arrive : quand).

Je n’ai aucune idée d’à quel point le jeu est robuste, que ce soit en matière d’optimisation pour le calcul de tout ce qui se passe dessus (je ne sais pas combien de centaines ou milliers de joueurs le jeu pourrait supporter), ou en matière de sécurité (il est potentiellement blindé de failles de sécurité et ne résisterait peut-être pas 24h après une release publique), mais en tout cas, en deux mois de jeu en comité restreint et entre gens de confiance (si on met de côté un « ami » qui s’est fait bannir au bout de 2 semaines pour avoir automatisé son personnage en développant un bot qui jouait à sa place), nous n’avons connu aucun crash, aucune perte de données, aucun problème d’ordre technique, à part une indisponibilité de 30 minutes, mais c’était un problème de l’hébergeur du serveur.

Sinon pour parler chiffres, j’ai payé 3 mois d’abonnement Claude pour un total de 600$, et quelques centaines d’euros pour les assets et l’hébergement du serveur. Sans avoir tenu de comptabilité, je dirais que je suis autour de 1000€ dépensés, ce qui n’est pas rien, mais le pire arrive : comme vous le savez peut-être, les abonnements seraient apparemment très subventionnés par les investisseurs des grosses boîtes d’IA. Je ne sais pas si les entreprises d’IA sont rentables avec ces abonnements, en tout cas, j’ai dès le début du projet ajouté un petit plug-in qui calcule le prix que j’aurais du payer si j’avais payé l’IA sans abonnement, donc à l’utilisation. Roulement de tambour : $18.87k d’équivalent API sur le projet qui contient le code, et $2127 sur le projet qui contient le document de game design et sur lequel je fais tout le theorycraft nécessaire pour que le jeu soit équilibré. Autant dire que ça aurait été intenable de payer plus de 20000 dollars en trois mois, et si demain les abonnements disparaissent, cela signerait la fin du projet. Et tout cela ne compte même pas le cout en IA de mon ami, sur lequel je n’ai aucune visibilité.

Niveau quantité de travail, je n’ai malheureusement pas gardé de trace du nombre d’heures que j’ai mises dans ce projet, mais beaucoup, vraiment beaucoup. A côté de mon métier, je n’ai fait quasiment que ça pendant les 3 derniers mois, mes 3 semaines de congés d’été incluses. Si je devais estimer à la louche, je dirais entre 400 et 700 heures de taf, toujours sans compter la contribution de mon ami. J’ai écrit (avec l’aide des LLM) toute l’architecture pour qu’on ait le truc le plus robuste possible, le serveur est écrit en Rust, le client en Typescript, avec Vite/React il me semble (je ne suis même plus sûr, et comme je ne vais pas dans le code… :sweat_smile:) et je me dit que ça a beaucoup aidé pour que le code ne parte pas n’importe comment et devienne vite inmaintenable, même pour un LLM, mais en vrai je n’en sais rien. Du coup je ne sais pas si un non développeur aurait pu arriver à ce résultat. Nous on y est arrivés, et je ne sais vraiment pas quoi en penser.

Pour le moment je n’ai pas du tout exploré le côté agentique. Claude a généré des tonnes de fichiers markdown contenant des instructions et directives, qu’il consulte automatiquement quand la requête s’y prête, et nous n’avons jamais mis le nez dans ces fichiers non plus. Occasionnellement, Claude spawn des agents tout seul quand il estime que ça peut être utile et nous n’avons jamais vraiment regardé ce qu’il s’y tramait. Pour le moment, notre façon de travailler est la suivante : demander une fonctionnalité, puis faire des allers retour avec le LLM pour obtenir exactement ce qu’on veut. Je voulais explorer plus profondément l’agentique après la release initiale du jeu, car je pensais que les joueurs allaient jouer 20 minutes, dire « c’est cool mais y a rien a faire, vivement la prochaine release », mais comme ils ont immédiatement apprécié, j’ai juste continué à bosser directement sur le jeu pour ajouter du contenu.

Aujourd’hui je ne sais toujours pas ou je vais avec ce projet, j’ai plein de systèmes à écrire puis à ajouter au jeu : système de classes pour les personnages, système de métiers, entre autres choses, je continue à me dire que peut-être qu’un jour le projet s’arrêtera car les LLM n’arriveront plus à suivre, ou juste parce que la « bulle » de l’IA va éclater et que les LLM seront facturés à leur cout réel, ce qui ne sera plus tenable pour nous. En tout cas tant qu’on réussit à avancer, on va continuer à développer le jeu, et peut-être qu’un jour on aura l’occasion de lui offrir une vraie release publique.

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C’est vraiment un cas flagrant d’effet rebond. Quand une techno nous permet d’être x fois plus efficace, ça veut pas dire qu’on va travailler x fois moins mais ça veut dite qu’on va nous en demander x fois plus.

Dans le monde IT/programmation d’entreprise c’est possible de plus ou moins remplacer des juniors par une IA ; le senior prend une place de chef de projet et donne des inputs.il faut toutefois être malin et blinder la structure de garde-fous, parce que plus que jamais l’ordinateur obéit aux instructions et pas aux volontés. Mais il y a des structures et des méthodologies qui permettent de bien cadrer tout ça (des collègues préconise nwave.ai comme set de méthodologie; de manière interne ça crée plusieurs persona qui travaille par vague d’effort de développement).

Le basculement entre « jouet intéressant » et « fait partie de ma vie pro » a été fait en début d’année où un problème épineux sur une codebase ancienne n’aurait simplement pas pu être résolu sans l’aide de l’IA (trop de truc a absorber sur des techno sur je ne connais pas).

Il y a évidement plein d’interrogations lié à une disparition possible de juniors:

  • il y a une crainte de devenir des « centaures inversées » visasvi de décisions architecturales qu’on peut demander aux IA
  • Les seuls humains à même de dire que tel ou tel décision sont bien ou pas sont ceux qui ont de l’expérience et/ou du goût
  • En l’absence de tâches de junior pour se former (autant expérience que goût), comment peut-on se former?

Utilisation

Ma boîte me paie environ une centaine de dollar de crédit à mettre au choix sur les modèles de openai, et anthropic. Ils mettent également à disposition gratuitement des modèles openweight qui tournent sur les serveurs de la boite.

Personnellement j’ai pris un abo Anthropic (20USD / mois)vu qu’il est réputé pour le code. En hobby j’ai récemment prototypé une app non triviale d’enregistrement de vidéo pour le sport avec reconnaissance de mouvement pour déclencher l’enregistrement. À côté ça me sert de super-moteur de recherche (« C’est quoi ce jeu jap des années 80/90 où on dévoile des tuiles et des jeunes filles ? »)(Gal panic), et d’assistant sur certains points administratifs (« J’aimerais installer une pompe à chaleur. Voilà l’offre A et l’offre B. J’aimerais une comparaison des deux »).


J’ai un projet dans un hôpital et ils sont en train de déployer un outil servant d’une part de super dictaphone, et d’autre part de générateur de rapport post-consultation à partir du dictaphone. L’appréciation est plutôt polarisées, mais apparemment quand ça marche bien ça marche vraiment très bien.


Il y a beaucoup d’utilités dans les IA, mais évidement il y a des externalités et interrogations énormes et tout le monde s’en fout / se font tragédie des biens communs-isé:

  • ça demande une énergie folle (et tout le monde s’en fout de l’écologie)
  • il y a un vrai soucis de souveraineté des données (le copyright est mort ?), de propriété des modèles (où tournent les IA) et des savoir-faire (qui sait comment fabriquer une IA).
  • voir plus haut sur le risque de disparition du goût et de l’apprentissage « vrai » (si tes dessins animés jeunesse sont crées à la volée pour la catégorie socio-économique de tes parents, comment est-ce que tu formes ton goût ?)
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Je déteste l’IA pour toutes les raisons que vous mentionnez (j’ajouterais la modération sous-traitée dans des pays du Sud, les nuisances pour les riverains des data centers, etc.). Mais la plus grave est peut-être celle-ci : s’ils continuent à investir massivement dans les data centers, la quantité d’électricité utilisée sera si énorme qu’elle empêchera la décarbonation de l’économie (déjà mal barrée). Voir cet article édifiant de Mediapart sur le cas français par ex

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Désastre écologique, bulle financière qui va faire mal à beaucoup de monde quand elle éclatera (même partiellement), IAGen qui s’asseoit sur la propriété intellectuelle et qui du même coup détruit déjà pas mal d’emplois dans les domaines artistiques au sens large (ce qui inclut les traducteurs par exemple), pénurie d’électricité dans certains coins du monde, baisse de certaines capacités intellectuelles sur ceux qui s’appuient trop dessus… On dirait une boîte de Pandore, sauf qu’elle sent tellement la merde que j’oserais même pas la toucher avec un bâton.

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Au niveau du code, il y a des développeurs qui apprécient d’écrire du code, de le structurer, de le mettre en forme et tout. Cela fait parti de ce qu’ils apprécient dans le travail de dev (en plus de la conception technique quoi). Je me rappelle des notions de « software craftsmanship » qui étaient promulguées il y a quelques années. Là sur la vision de l’IA dans le dev, on leur retire ça, ultimement.

Ils ont toujours à le passer en revue, bien sûr…

Mais dans l’absolu la limite de tout ça, niveau boulot, est le moment où une personne dit stop sur son périmètre de responsabilité. Car, et heureusement, il est toujours dit (dans les boites de dev type ESN comme la mienne en tout cas) que même si tu fais faire le code par IA, tu en es responsable. Qu’on viendra te chercher s’il y a un problème.

Du coup il faut déjà être expérimenté pour pouvoir se rendre compte du périmètre que l’on peut gérer. Ou (faire) foirer un projet puis s’en rendre compte pour le prochain ?

A mon niveau, j’avais déjà envie de faire des doigts dans pas mal de contextes projets par moment, ben le forcing sur l’IA, dans tous les métiers d’une ESN, ne va pas faire baisser ce sentiment. Car ça amène plus de flou de fonctionnement (global projet) qu’autre chose.

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