[Sports] Le FC Boulette reforme sa superteam

:soccer_ball: Les seizièmes de finale (suite et fin) :

:belgium: 3–2a.p. :senegal: Sabordage inexplicable du Sénégal qui roulait sur une piètre Belgique et menait encore 2-0 à la 85ème. Entre les galères hors-terrain, le manque de bol avec leur groupe de premier tour et les erreurs tactiques de ce match, il ne reste qu’un gros sentiment de gâchis avec cette équipe au final.

:united_states: 2–0 :bosnia_herzegovina:Voir tous les États-uniens s’indigner d’une seule voix que Balogun fasse exactement la même faute que Messi mais que seul Balogun se soit pris un carton rouge me fait chaud au cœur ; c’est peut-être vraiment devenu un pays de football.

:spain: 3–0 :austria: C’était pratiquement anecdotique tant l’Espagne était au dessus de cette enthousiaste mais bien tendre Autriche. Dommage pour la France que le Maroc ne soit pas sur le chemin de l’Espagne avant qu’on rencontre potentiellement les deux équipes, car je pense que le Maroc poserait aussi des problèmes à cette attaque de plus en plus stéréotype.

:portugal: 2–1 :croatia: Le pire de la VAR : le Portugal gagne un match haché menu par la vidéo grâce à un but de Ramos tout ramossien à la 90+4ème minute, puis un but refusé pour les Croates à la 90+16ème minute, avec le soutien de deux entraîneurs qui semblent avoir tout fait pour suicider leur propre équipe. C’était le derby du mouif. Pas certain que la meilleure équipe sur le terrain ait gagné, mais ça nous fait un chouette Espagne – Portugal en huitièmes.

:switzerland: 2–0 :algeria: C’est prodigieux comme la défense algérienne est nulle. Je me demande sincèrement ce qu’ils foutaient là. Limite un peu vener’ qu’ils aient chourré une place à l’Iran en seizièmes.

:australia: 1–1*:egypt: Un match assez soporifique quand regardé sans parti pris pour l’une des deux équipes. Le coach australien a tenté le coup du gardien remplacé pour les pénos, alors que le gamin de 22 ans avait fait du super boulot pendant 120 minutes, pour qu’au final le vétéran dans les cages n’arrête aucun tir et se plante sur trois des directions.

:argentina: 3–2a.p. :cape_verde: 120 folles minutes de suspense, avec un deuxième but cap-verdien exceptionnel et une Argentine (pas juste l’équipe, tout le pays) qui s’est fait caca dessus pendant quasiment tout le match. On est passé à un coup franc bien claqué par Martinez, à la 118ème minute, de la plus grosse surprise de l’Histoire de la compétition. Ca restera sans doute, malgré le résultat final, le match inoubliable de cette Coupe du Monde, comme l’avait été Caméroun – Argentine en 1990.

:colombia: 1–0 :ghana: J’étais dans un avion pour celui-ci donc je n’ai rien vu, mais j’ai hâte du potentiel quart de finale Argentine – Colombie qui se profile.

:canada::morocco::france::belgium::switzerland: Bonne prestation générale des pays francophones puisqu’on a encore cinq pays en liste sur les seize et deux des quatre qui ont perdu l’ont fait face à des confrères. :côte_d_ivoire::congo_kinshasa::senegal::algeria:

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Six équipes européennes éliminées (toutes dans la même partie de tableau) et sept équipes africaines ont été éliminées dans ces seizièmes de finale. Plus aucun représentant asiatique ou océanien. Restent :

  • Deux équipes africaines
  • Trois équipes CONCACAF
  • Quatre équipes sud-américaines
  • Sept équipes européennes

Seules deux équipes européennes se rencontrent en seizièmes ; toutes les autres rencontres sont intercontinentales.

Complètement dingue.

:soccer_ball: Les huitièmes (première partie) :

:canada: 0–3 :morocco: Cher payé pour les Canadiens qui ont pourtant dominé la première mi-temps et surtout payé la faiblesse de leur banc, mais je reste très inquiet du rendez-vous programmé de la France avec ce Maroc manifestement insubmersible. Au moins, les deux équipes joueront au football.

:france: 1–0 :paraguay: Quelle purge. C’était attendu et c’est évidemment bien plus énervant que rigolo quand on soutient l’autre équipe, mais le niveau de chicanerie était quasiment parodique d’ingéniosité et de performance. On a passé la seconde mi-temps à débattre en famille de quel Paraguayen était le plus détestable et c’est Matias Galarza qui l’a emporté. Stat la plus lunaire du match : les Bleus finissent avec les trois seuls cartons jaunes distribués par l’arbitre sur le terrain. Faudra demander à Donald Trump de les effacer, je suppose.

:brazil: 1–2 :norway: Un Brésil peu inspiré, avec un Vinicius Jr. seul au monde, qui ne méritait sans doute pas de battre la Norvège mais pourra quand même regretter ce premier péno raté ; sans doute le tournant du match et le point d’ancrage des nombreux exploits du gardien norvégien Nyland, une nouvelle fois excellent. Les entrées de Bobb et Schjelderup ont transformé le match et la Norvège a franchement baladé le Brésil en seconde mi-temps, au point de dépasser les 65% de possession au final.

:mexico: 2–3 :england: Une pièce de théâtre mémorable avec une Angleterre dominée mais héroïque face à un Mexique possédé mais chaotique, sous une pluie battante et dans un stade bouillant. Absolute Cinema, comme disent les jeunes. Très grand match de Bellingham qui qualifie son équipe avec deux buts un peu sortis de nulle part et deux actions défensives décisives qui valent autant que ses buts.

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:soccer_ball: Les huitièmes (suite et fin) :

:portugal: 0–1 :spain: Ce Portugal, quel gâchis. Le meilleur milieu de terrain potentiel du monde réduit à faire de la popote pour Papy devant, sans aucune projection (à part Nuno Mendes par moments), et Cristiano Ronaldo qui aurait dû sortir 90+8 minutes avant la fin du match. Roberto Martinez devrait être en taule pour crime contre le football. Cette Espagne me semble prenable, mais seulement par une équipe de contre-attaquer rapidement.

:united_states: 1–4 :belgium: Tout ça pour ça. Je recommande ce bon article de Brian Phillips sur la controverse autour du match et sa conclusion décevante en tous points.

:argentina: 3–2 :egypt: Un match apparemment fantastique que je n’ai pas pu voir car je visitais de la famille. Je ne peux m’empêcher de penser que l’Argentine pipeaute tous ces matches compliqués pour faire oublier l’autoroute qu’on leur a donnée jusqu’aux demi-finales… À moins que la Colombie ?

:switzerland:*0–0 :colombia: … Bah.


:morocco::france::belgium::switzerland: Quatre équipes francophones encore en lice parmi les huit dernières du tournoi. :canada:

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(Je vois qu’ils n’ont toujours pas corrigé la typo sur ARG/AGR.)

Première fois de l’Histoire de la Coupe du Monde que ni le Brésil, ni l’Allemagne ne sont présents dans le Top 8. Les quatre favoris de la 2026 World Cup pour les sites de paris sportifs (:france::spain::argentina::england:) sont encore qualifiés et pourraient potentiellement se rencontrer en demi-finales.

Quel type en or, quand même.

:soccer_ball: Les quarts de finale :

:france: 2–0 :morocco: Une performance collective fantastique de la France du début à la fin ; c’est de loin mon match préféré des Bleus du tournoi jusqu’à présent. Il semble que le Maroc ait tenté quelque chose en déplaçant Mazraoui de son poste habituel d’arrière gauche vers celui de défenseur central dans une formation en 5-2-3, ou un truc du genre, mais la pression et la domination physique des Français ont complètement neutralisé leurs ailes, étouffant à la fois le jeune milieu de terrain et Hakimi sur le flanc droit marocain. En gros, on a rendu le match anecdotique. Je ne sais pas trop ce que le Maroc aurait pu faire alors que son seul attaquant valable est blessé et qu’Hakimi est clairement à 5 % de batterie après deux années éprouvantes, vu son avarice en accélérations et ses coups de pied arrêtés inhabituellement médiocres dans ce match. J’ai rarement été aussi relax en regardant un match de Coupe du Monde de la France, franchement ; quelle sensation étrange !

:spain: 2–1 :belgium: Bon sang, avec un duo Yamal-Nico Williams encore en convalescence sur le plan physique et un Pedri qui, pour une raison ou une autre, n’est pas au meilleur de sa forme dans cette Coupe du monde, c’est maintenant ou jamais pour taper cette équipe espagnole. Même si elle a sacrifié son habituelle domination offensive au profit d’une meilleure défense, elle semble bien moins redoutable qu’il y a deux ans (et probablement moins redoutable que lorsqu’elle jouera à domicile dans quatre ans). Je serai fort déçu si l’équipe de France que nous avons vue contre le Maroc ne parvient pas à les battre.

:norway: 1–2a.p. :england: Honnêtement, je ne comprends toujours pas comment l’Angleterre a survécu à cette deuxième mi-temps, mais cette équipe a vraiment des tripes de champions, à défaut de m’impressionner dans le jeu. Je n’ose imaginer que cela faisait partie des plans de Tuchel, mais la Norvège a clairement souffert du manque de profondeur de son banc pendant les prolongations. Zinzin quand même d’avoir eu le courage de sortir Haaland, mais bon. Bellingham est toujours en passe de réaliser la meilleure performance d’un joueur anglais en Coupe du monde de mon vivant. J’ai hâte de voir cette demi-finale assurément épique contre l’Argentine.

:argentina: 3–1a.p. :switzerland: Désolé pour les Suisses du forum. Encore un match médiocre des Argentins pour nous faire croire que leur programme jusqu’ici était quoi que ce soit d’autre qu’un parcours de santé. On va dire que les deux dernières équipes à battre pour aller au bout représentent, quoi qu’il arrive, un challenge méritant pour un champion. Le seul truc positif que je retienne de cette équipe, c’est son niveau physique. Ils courent comme des lapins sous coke depuis trois matches, dont deux prolongations. Je suis impressionné s’ils maintiennent ce rythme jusqu’en finale.

Je serais Norvégien, je serais dégoûté tant ils méritaient de gagner avant la prolongation donc, même s’ils se trompent de cible, je les comprends. Ce sera sans doute leur équivalent culturel traumatique de notre France-RFA 1982.

:soccer_ball: Impressionnant que la faute de frappe AGR persiste, bien que DAZN ait modifié la mise en page de son tableau pour en faciliter la lecture. Quel suspense ! Sera-t-elle corrigée avant le tableau final de cette Coupe du monde ? Et si l’AGR finissait championne ?

:soccer_ball: Entre les différents outsiders crédibles, les terrains et horaires inhabituels, les conditions météorologiques flippantes, le nouveau format élargi de la compétition et la saison de club précédente gâchée par cette stupide Coupe du monde des clubs qui a privé de nombreux joueurs vedettes d’un véritable repos l’été dernier, on aurait pu raisonnablement penser voir émerger un nouveau champion, mais non, nous en resterons donc à huit nations vainqueurs de la Coupe du monde jusqu’en 2030 au minimum.

:soccer_ball: En fait, cette Coupe du monde s’est conclue de manière tellement prévisible que les quatre dernières équipes encore en lice étaient non seulement les quatre grandes favorites sur pratiquement tous les sites de paris sportifs avant le coup d’envoi, mais aussi – et c’est bien plus effrayant – les quatre premières nations du classement mondial de la FIFA complètement teubé qui alimente des articles de presse futiles les jours où il ne se passe pas grand-chose dans le monde du foot, donnant ainsi à ces clowns corrompus de Zürich une infime chance de prétendre qu’ils savent ce qu’ils font. Oh non.

:soccer_ball: Pour illustrer à quel point cette situation est peu commune : je n’ai même pas réussi à trouver une seule Coupe du monde postérieure à la Seconde Guerre Mondiale où les quatre nations grandes favorites d’avant-tournoi se soient toutes retrouvées en demi-finales. Il y a généralement toujours au moins un outsider surprise, qui porte la moitié du temps une nappe de table à carreaux rouge comme maillot, et soit (au cours du siècle présent) le gadin spectaculaire d’au moins l’un des grands favoris, soit (autrefois, lorsque le tableau complet comptait beaucoup moins d’équipes) au moins deux colosses s’affrontant bien avant les demi-finales.

:soccer_ball: Quelques tournois s’approchant « mais en fait non » :
• On pourrait oublier a posteriori que la France et l’Italie, finalistes en 2006, inspiraient bien moins confiance que le Brésil, l’Angleterre, l’Allemagne et surtout l’Argentine, ultra-favorite.
• L’édition de 1990 s’est sans doute le plus rapprochée du scénario prévu, mais c’est l’Angleterre qui y a fait figure d’invité-surprise, à la place des favoris du tournoi, les Pays-Bas champions en titre de l’Euro 88. Le Brésil bénéficiait également d’un meilleur pronostic.
• En 1986, la France et l’Argentine sont arrivées en demi-finales, mais pas les deux autres grands favoris : le Brésil de Zico (déjà battu par la France) et l’Uruguay de Francescoli (déjà battu par l’Argentine), respectivement remplacés par l’Allemagne et la Belgique.
• La victoire de l’Italie en 1982 fut une surprise totale, après une saison de Calcio tumultueuse et entachée de scandales de corruption ; la France n’était qu’un outsider permanent de la compétition jusqu’à son titre à l’Euro 84 ; et la Pologne était une équipe respectée mais sans plus. Le Brésil était, une fois de plus, le grand favori cette année-là. (Etc.)

:soccer_ball: Une statistique triviale mais toujours amusante : les cinq clubs de football les mieux représentés dans ces demi-finales sont le FC Barcelone (10 joueurs), l’Atlético de Madrid (9 joueurs), l’Arsenal FC (8 joueurs), le Paris Saint-Germain (7 joueurs) et Manchester City (6 joueurs).

:soccer_ball: Quatre des cinq meilleurs buteurs sont toujours en lice dans cette Coupe du monde : Mbappé (8 buts), Messi (8), Haaland (7), Kane (6) et Bellingham (6). Ils vont tous encore logiquement disputer deux matches, sauf blessure ou expulsion.

Joyeuse fête nationale (du football français, on l’espère) avec ce nouvel enregistrement live du plus gros banger de l’Histoire des musiques de Coupe du Monde.

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Yep! Comme d’habitude.

La seule raison pour laquelle je savais qu’il y avait un match SP/FR hier, c’est que tous les tabloids espagnols ont passé la journée à faire du drama parce que la reine et ses filles avaient porté du bleu, blanc, rouge en ce jour pourtant super important de gens qui courent sur le terrain avec leur baballe.

Après, c’est des Bourbons au final, ils connaissent leurs racines (encore que faire ça le jour où on a décidé que finalement leurs ancêtres avaient une tête en trop n’est peut-être pas très intelligent, mais bon, c’est des nobles, pas des intellectuels).
Je suis déçu que l’Espagne ait gagné du coup parce que du psychodrame entre les royalistes et les footeux sur fond de défaite aurait été hilarant.

:soccer_ball: Les demi-finales :

:france: 0–2 :spain: Rien à dire, franchement, ils restent largement au dessus. Match phénoménal de la défense Unai - Porro - Cubarsi - Laporte - Cucurella ; c’est Porro qui gagne le trophée d’homme du match (sans doute à cause du but) mais on aurait pu le filer à n’importe qui. Mis à part un bon premier quart d’heure en trompe l’œil, on a presque jamais été dangereux devant cette défense de fer, et ils marquent le deuxième but sur leur classique – donc même sans le péno débile, c’eût été le 0–1 inamovible redouté au final. Même le Yamal fantomatique de cette compétition aura eu son impact déterminant sur le match. De notre côté, troisième mauvais match consécutif d’Olise qu’on aura encensé un peu vite, Dembélé imprécis, Tchouaméni pas en rythme, la boulette de Digne… C’était tellement net que je ne suis même pas trop dégouté, mais c’est à se demander comment on va les battre à l’avenir, quand Williams et Yamal auront plus de bouteille et seront à nouveau dans une forme physique convenable.

:england: 1–2 :argentina: Invraisemblable. J’ai juste éclaté de rire à la 85ème minute. Je vois que Tuchel s’en prend plein la gueule Outre-Manche alors qu’il a appliqué exactement la même stratégie que contre le Mexique et personne ne s’était plaint à l’époque. J’espère égoïstement pour l’Équipe de France qu’ils feront la connerie de le virer. Sa seule erreur critique, c’est d’avoir bêtement cru que son équipe disputait un match de football dans la vraie vie, alors qu’on est dans un Shōnen. Deux passes décisives de Messi après un match absolument transparent. Cette équipe a les tripes qu’on a pas eues contre l’Espagne.

John Oliver, toujours à son meilleur quand il parle de football.

:soccer_ball: Le match qui sert à rien :

:france: 4–6 :england: Je jouais à Denshattack.

Je crois que quand Shakespeare a écrit life is a tale, told by an idiot, full of sound and futy, signifying nothing, il venait de voir ce France - Angleterre complètement absurde.

C’est dommage, cette fin en queue de boudin. On reste sur notre déception, malgré plusieurs aspects objectivement historiques - trois demi-finales de coupe du monde consécutives pour l’EDF, c’est du jamais vu ; elle avait seulement réussi à enchaîner deux en 1982 et 1986 ; Olise bat, en marchand, et après être devenu progressivement transparent, le record de Pelé du nombre de passes décisitives sur une même compétition (7) ; et Mbappé, qui aura fait une coupe du monde absolument stratosphérique, finit à 10 buts (!), à trois longueurs du record historique de Just Fontaine, à une époque où le 4-6 d’hier passerait pour un score normal ; et à seulement 27 ans, avec potentiellement une voire deux éditions encore devant lui, il est le meilleur buteur historique de la compétition. Messi a l’occasion de revenir sur lui s’il marque une fois ce soir, et de le dépasser en cas de doublé - ce qui n’arrivera évidemment pas, car la Roja a la meilleure défense de la compétition.

En tout cas le calvaire sera total en cas de victoire argentine ce soir. Je ne retrouve pas le tweet vu passer pendant mes vacances, qui résumait très bien le goût de ce mois de juillet 2026, et qui disait, en substance : on est vraiment la génération sacrifiée, on a dû voter Macron pour faire barrage à Le Pen ; et maintenant on se retrouve à encourager la Roja contre l’Argentine.

Malheureusement, 2026 étant un particulièrement bon cru pour le cynisme, je ne suis pas sûr que cela suffise à empêcher un deuxième sacre consécutif de l’Albicéleste.

:soccer_ball: La finale :

:spain:*1–0 :argentina: Félicitations à Natalia de Molina et à toutes les Espagnoles dans mon cœur pour cette victoire ★★ Exactement la domination soporifique et écrasante dont l’Espagne a fait sa marque de fabrique tout au long de ce tournoi. La seule surprise est peut-être qu’il ait fallu attendre les prolongations, mais ce serait oublier que la Roja s’est vue refuser un but dans le temps réglementaire pour une faute peu évidente.

20 tirs pour l’Espagne et 0 pour l’Argentine au cours des 118 premières minutes (l’Albiceleste en a finalement réussi 2 en fin de match). Je ne sais pas si cela a eu une véritable incidence sur le résultat de ce match, mais depuis la victoire de l’Espagne contre l’Italie à l’Euro 2012, c’est-à-dire depuis quatorze ans, la nation finaliste qui avait bénéficié d’un jour de repos supplémentaire a toujours remporté par la suite sa finale d’Euro ou de Coupe du monde. Cela commence à devenir une statistique assez significative.

Je vous avoue que, n’ayant très franchement jamais eu grand chose à foutre ni d’admiration particulière pour Lionel Messi durant toute sa carrière – et ayant été passablement agacé que le marketing d’Adidas et Nike aient suffisamment dévoyé le football pour voler un Ballon d’Or aux Espagnols en 2010 puis aux Allemands en 2014 – c’est peut-être la première fois que j’espérais un peu que son équipe gagne, plus par affinité pour les grands moments de sport que par affection pour cette équipe argentine évidemment assez peu aimable. J’avais fini par être touché par la gagne incroyable de cette équipe, sur le point d’enchaîner deux Copa America et deux Coupes du Monde afin de devenir potentiellement, sous les ordres de Scaloni, la plus grande sélection nationale de l’Histoire du football – après avoir longtemps été les losers malaimés dans leur propre pays. Mais ce genre de considération romantique valait évidemment bien peu face au réalisme du rouleau-compresseur espagnol, qui défendra donc son titre à la maison en 2030.

:soccer_ball: Rodri élu sans surprise meilleur joueur du tournoi. Cubarsi élu fort justement meilleur jeune joueur plutôt que Yamal, ce qui résume bien la Coupe du Monde de cette Espagne. Mbappé termine à nouveau meilleur buteur avec 10 buts : c’est la première fois qu’un joueur termine meilleur buteur de deux Coupes du Monde différentes, et il est donc déjà le meilleur buteur de l’Histoire de la compétition avec le total stupéfiant de 22 buts en 22 matchs. Olise a bien délivré le plus grand nombre de passes décisives (7), même s’il ne risquait plus grand chose avant cette finale (et que ses adversaires ne risquaient plus grand chose depuis trois matchs non plus, grmbl). Les joueurs du Real Madrid ont inscrit le plus grand nombre de buts (22), devant le PSG (16) et Arsenal (13). Le FC Barcelona a, évidemment, le plus grand nombre de champions du monde.

:soccer_ball: Excellent recap du match par Brian Phillips, comme souvent.

Pau Cubarsí? So competent I spent the whole final imagining him muttering to himself, “This game could have been an email.”