[BD/Comics/Manga/etc.] On tourne une nouvelle page

Comics, BD, manga, manhwa, les peintures rupestres de Lascaux, votre page Pixiv, les gribouillis un peu honteux dans votre agenda du collège, Etc.
Tous les petits mickeys vont là-dedans.

Je découvre Blynd, nouvelle petite entreprise de la Start-Up Nation qui tente d’adapter des BD en podcast, ce qui est quand même cocasse puisqu’on passe de texte et dessins à une expérience exclusivement audio. Lanfeust de Troy fera partie des premiers projets, si ça se fait : ils passent par Ulule pour du financement participatif. Ils misent sur des voix célèbres comme Gérard Darmon ou Donald Reignoux pour habiter les personnages.

Non mais regarde, ça y est, à peine pas encore créé, tu déshabilles déjà ce pauvre petit topic histoire-géo/po, snif.

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Je ne sais plus si j’en avais parlé sur Boulette (2018-2021) ✞, mais ça ne coûte rien d’en reparler : Imbattable est l’un des trucs les plus chouettes que j’ai lus ces dernières années et j’en recommande chaudement la lecture, autant pour un jeune lecteur qu’un amateur de neuvième art. En gros, c’est une parodie de superhéros littéralement écrite par un auteur de Spirou Magazine qui aurait (là c’est moi qui interprète) beaucoup trop lu L’art invisible et décidé de jouer avec beaucoup de malice avec. L’idée : Imbattable est un superhéros de bande dessinée. Mais vraiment. Tous ses superpouvoirs sont liés au format bande dessinée : il peut enjamber les gouttières, traverser les pages, ce genre de choses. Cela donne des histoires complètement méta, aussi créatives qu’hilarantes, où le héros, volontiers un peu débonnaire, viole toutes les règles narratives habituelles pour aller couper la course d’un méchant en descendant en échelle les cases d’une page au lieu de se mettre à courir, par exemple. Genre :

C’est donc très malin, très frais, parfaitement inadaptable (oh la la Imbattable en podcast hahaha j’en rigole rien qu’à imaginer la torture mentale). Le second tome est un peu moins foufou, on sent qu’au bon d’un moment il est difficile de varier indéfiniment avec les thèmes méta de la bédé, mais franchement ça vaut le coup d’œil.

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Oh, c’est mignon de faire ça dans un univers de BD franco-belge !
Le dernier truc que j’avais lu qui essayait ça était Gwenpool (oui, je rentabilise ma souscription Marvel), qui malgré son nom n’a rien à voir avec Deadpool (ça fait partie de la blague) : c’est canoniquement une fille de notre univers passée chez Marvel et dont le seul super pouvoir est de savoir qu’elle est dans un comics et de connaître toutes les règles de l’univers.
La dernière série était basée sur le fait qu’elle sentait que la blague était passée, du coup elle commençait à devenir irrelevant et qu’elle n’apparaîtrait plus que dans les anthologies, ce qui revient à mourir dans le monde des comics, du coup elle cherchait un moyen d’asseoir une position pérenne dans ce monde, en essayant de devenir sidekick d’un super-héros populaire, en devenant une super-vilaine, etc (avec un moment où elle regardait hors du comics en disant « merde, il me reste plus que 6 pages et le volume est fini, il va falloir que je trouve une solution »). Ça se terminait quand elle a l’idée de se retcon elle-même et de réexpliquer qu’en fait son pouvoir n’est pas de savoir qu’elle est dans un comics parce qu’elle vient du dehors, c’est un pouvoir mutant qui lui permet de changer la réalité du comics, donc c’est une mutante, donc elle pourra survivre dans les images de fond tant qu’il y aura des comics X-Men.
J’aime bien l’ère du méta-con-con.

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Marie-Claude rencontre Michel Magne, génial compositeur de musiques de films. C’est le coup de foudre. Elle le rejoint dans son château d’Hérouville où Bowie, Elton John et bien d’autres stars se rassemblent. Mais le succès attise les convoitises. Derrière le conte de fée, la tragédie se profile. Ce roman vrai révèle le destin inouï de Michel Magne au cœur de la pop culture des années 50 à 80.

Je n’ai jamais été un grand fan du travail de Michel Magne, qui malgré ses dispositions faisait des trucs un peu trop simplistes à mon gout (quand ça n’était pas de l’esbrouffe artistique), mais le gars était singulier, et il était habité par une force qui a provoqué des choses magnifiques, avant de le consumer.

En tout cas c’est une superbe BD, entrecoupée de photos d’époque et d’une liste exhaustive de tous les projets réalisés dans le château.

Pour ceux qui ne connaissaient pas encore l’histoire d’Hérouville, c’est notamment dans ce château que Staying Alive des Bee Gees a été enregistré. Ils chantaient les cœurs dans l’escalier pour la reverb.

Une autre époque, j’ai tiqué sur la différence d’âge quand j’ai appris qu’ils se sont marié quand Marie-Claude a eu 18 ans, ce qui signifie qu’elle était mineure au moment de leur rencontre, bon.

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J’avais acheté les deux premiers volumes, je voulais compléter ma collection (il reste 1 numéro à sortir), mais je viens de me rendre compte que Mana Books a fait un travail de sagouin sur les planches, qui pour une raison que je ne m’explique pas, sont rognées sur les côtés, notamment en haut et en bas, et ça pète complètement certaines compositions.

Ici c’est pas encore trop flagrant, mais ça donne vraiment l’impression d’avoir été imprimé par des amateurs, vous qui travaillez dans le milieu, vous savez pourquoi les éditeurs font ça ?

J’avoue que ce n’est pas ce qui m’a dérangé dans ce manga (trop long pour son bien, j’attends la fin comme on attend l’addition d’un restau moyen où on a attendu 45 min entre chaque plat pour pas grand chose). J’ai pourtant tellement aimé la candeur et immédiateté de Bib Bip Boy…

Par contre, si tu poses la question à Mana Books, leur réponse m’intéresse !

(la musique de fond n’était pas forcement nécessaire)

Je ne savais même pas que ça existait, petit souci de promo peut-être ? Le nom pourri a pas du aider non plus.

(On en avait rapidement parlé l’an dernier quand je cherchais des solutions de lecture légales. Le catalogue ne valait pas —encore— le coût mais l’initiative était clairement louable. Dommage.)

Le site officiel du projet Otomo Complete Works vient d’ouvrir.

Entre 2 épisodes de la nouvelle saison de Manben, Naoki Urasawa a lancé sa chaine Youtube :