[Ciné/Docu/TV/Streaming] C'est Michael Bay et Don Draper qui rentrent dans un bar

J’écoutais l’analyse d’un producteur canadien ce matin, et en prenant en compte :

  • les films étrangers représentent à peine 1% des audiences aux États-Unis
  • l’industrie cinématographique américaine a un excédent commercial largement positif et dépend des marchés étrangers pour rentabiliser les grosses productions
  • la production est hyper globalisée pour les films à gros budget
  • la question inextricable des plateformes de streaming, à la fois service et producteur de contenu
  • le côté apparemment entièrement improvisé de l’annonce

== son opinion était que la seule motivation « logique » soit une forme de rétribution idéologique contre une industrie historiquement démocrate, du moins en façade. Genre si tu voudrais taper Disney en frontal comme tu le sous-entendais, tu t’y prendrais pas autrement. Faire revenir 100% de la production aux US, tout en taxant les films ou les productions à l’étranger, tout en espérant des profits n’a aucun sens dans le modèle actuel.

Ca va être drôle en tout cas quand tous les pays concernés vont répliquer et que le box office étranger des films US va s’effondrer, et/ou que Netflix et Disney+ vont se faire embarquer dans la tourmente.

C’était un vieux running gag que le podcast The Rewatchables n’aborderait jamais Star Wars mais ils ont enfin craqué.

Ah c’était une vraie légende ce gars: Oscar-Winning SFX Makeup Legend Greg Cannom Dead at 74

Ses maquillages de vieillissement étaient vraiment ce qui se faisait de mieux.

(EDIT)

Une bonne recap, surtout pour quelqu’un comme moi qui n’ai fait que survoler cette série. En tout ça m’a donné envie de combler mes lacunes.

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A la recherche de contenus en version italiana pendant mes vacances en Ligurie, je suis tombé sur Strappare lungo i bordi (À découper suivant les pointillés chez nous), une mini-série animée Netflix dans laquelle l’auteur de bédé Michele Rech/Zerocalcare fait un inventaire rétrospectif tendre-amer de sa vie, de sa scolarité à Rome dans les années 1990 à ses errances professionnelles et amoureuses trente ans plus tard, en passant par ses premiers pas d’adulte mal fini au début des années 2000. C’est full capsule temporelle, y a pas une minute où je ne me suis pas dit que Zerocalcare n’était pas le pseudo d’un membre de Boulette, c’est de la vraie midlife crisis de mec qui a grandi avec la PS1 et MSN, ça part dans des considérations fantasmatiques vertigineuses inexplicablement fédératrices sur le devenir des fils informatiques qui semblent vivre une vie animale secrète et se reproduisent sous les bureaux, ça part en fait dans des considérations métaphysiques dignes de Roland Barthes sous beuh sur le moindre détail, comme une roue à changer ou la clim dans le train, c’est en même temps un portrait ciselé de la société italienne et de ses paradoxes, une autobiographie décalée, drôle quand on s’attend à de l’émotion, poignant quand on s’y attend le moins, c’est super bien écrit, rythmé et bien dessiné. C’est juste six petits épisodes de 15 minutes, si vous ne l’avez pas déjà vu, je conseille les yeux fermés.

Ah, et le héros parle à sa conscience, qui est un tatou.

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Arf.

WBD announced Wednesday that it was changing the name of Max back to HBO Max, the name it ditched in 2023. This is the fifth name for HBO’s streaming service in the past 11 years: HBO Go, HBO Now, HBO Max, Max and, once again, HBO Max.

Passionnant docu de 2023 sur Zen Master Rama, un des gourous charlatans les plus populaires des années 80 aux États-Unis.

Énorme carton aux États-Unis pour Sinners, le film de vampires racistes dans le Bayou par le combo Coogler/MBJ (Fruitvale Station, Creed, Black Panther) sorti là-bas le mois dernier.

Wokay, parlons un peu d"Andor S2.

Si vous n’avez pas suivi, Andor s’arrête là où Rogue One commence. Rogue One étant mon Star Wars récent préféré.

Les 3 derniers épisodes étaient fantastiques, j’ai retrouvé la niak et la tension d’Andor S1.

J’ai eu beaucoup de mal pour le reste, parce que les showrunners se sont trop inspirés de « faits réels ». L’exemple le plus décevant étant l’arc des Ghormans.

En dehors du fait que le climax de cet arc était cousu de fil blanc, donc prévisible, et donc chiant, expliquez-moi comment un peuple, traumatisé par un écrasement de masse sur cette place, se remette EXACTEMENT dans la même situation des années plus tard. Je n’y crois pas du tout.

J’ai appris que la showrunneuse avait eu envie d’introduire ces rebelles Français un peu crétins (parce que ce sont des Français hein, il manquait juste les bérets et une baguette), après avoir vu la série « Un village Français ». Je comprends que pour une américaine, la résistance Française soit un tantinet exotique, mais pour les européens c’est tout le contraire. Du coup ça m’a brouillé l’écoute, trop littéral.

Reste cette première saison incroyable, les 3 derniers épisodes de la S2, et l’actrice qui en ce qui me concerne, vole complètement la vedette au personnage principal, et qu’un analyste de série a judicieusement appelé « La Joconde de Star Wars ».

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Donc en gros, 9 ono sur 10 ?

J’en sais rien, ce qui est sur c’est que je n’avais plus rien à foutre de Star Wars avant Andor, et que j’y repense beaucoup.

Je trouve qu’elle magnifie particulièrement bien le lore original de Lucas, avec le tour de force (hihi) d’évincer complètement cette dernière et tout le tralala qui va avec. Pas de Jedis, de Siths, de sabres lasers, pas même l’empereur, pourtant cité plusieurs fois, qui fou beaucoup plus les jetons par son absence que sa présence. Paradoxalement, c’est l’absence de tous ces gens exceptionnels qui leur donne du poids.

Mais la richesse d’Andor, et c’est ça qui m’impressionne le plus je crois, c’est qu’elle magnifie tout autant ce lore qu’elle en souligne ses limites. Lucas aussi n’a « rien fait d’autre » que de pomper des structures de récits complètements éculés pour produire un shonen qui raconte les dangers du fascisme.

Ce qui est génial avec Star Wars, c’est qu’il n’y a pas d’outil plus populaire pour mettre les cons en face de leurs comportements. Je suis vraiment curieux de savoir comment se positionnent les gens qui votent Trump ou qui défendent les actions du gouvernent d’Israël devant un récit comme celui-ci.

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L’autre personnage de Rogue One parfaitement introduit dans Andor est le robot K-2SO qui fait une entrée fracassante, dans tous les sens du terme, dans les 3 derniers épisode.

Je vais être franc, sa « conversion » était un peu pétée, mais il s’intègre parfaitement bien dans cet univers plus dark. Ring out + front kick = <3

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Punaise, c’est Dwayne Johnson ??? La transformation est folle.

Tu sous-estime le manque de compréhension des médias que ces gens consomment. Pour eux, c’est eux la résistance, et l’Empire et les méchants totalitaires, c’est les wokes qui imposent leurs pronoms à tous.

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All Gas No Brakes will return.

Neil Breen fait son grand retour.

EDIT : wah, tout va trop vite, la section à 1h00 avec Medoc, qui était à la convention Epitamine de cette année (j’y suis passé rapidos pour voir jouer les potos de The Other Days), quasiment personne ne connaissait No Life ! Ca fait plisser les yeux.

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Attends, ça existe encore Epitanime ?
What is old is new again…

Oh c’est nuuuuul… mais j’ai ri à chaque gag. Je crois que je ne serai un adulte.

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Vieillir on a pas le choix, grandir on est pas obligé :642:

J’avais suivi d’un œil distrait mais les multiples clins d’œil (superbe celui sur OJ) un Liam Neeson en Franck Jr et tout ce qui va avec…

Je serai peut être déçu mais j’ai très envie d’aller rire comme un con maintenant

Entre ça et Spaceballs (qui m’inquiète un peu plus) reste un Alarme Fatale (Loaded Weapon 1) et on est bon ^^

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Quel plaisir de retrouver cet humour débile, par contre quel choix étrange pour Liam Neeson, il n’a pas du tout la vis comica.

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