[Ciné/Docu/TV/Streaming] C'est Michael Bay et Don Draper qui rentrent dans un bar

Voir l’avez très probablement vu passer, mais donc :

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Non, j’e découvre ça avec ton post. C’est vrai que c’est un peu niche mais en même temps c’est quand même un des piliers dans la construction de l’industrie du jeu vidéo. Je croise les doigts.

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J’ai trouvé ça turbo nul, alors que l’intro du premier épisode posait des bases très excitantes (la description des 3 types, qui laissait entrevoir de belles envolées Cyberpunk). Malheureusement dès l’épisode 2 les scénaristes sont bourrés, l’intégralité des prises de décisions n’ont absolument aucun sens, à un point où ça devient insultant pour le spectateur.

Très rapidement l’Alien devient le truc le moins intéressant de l’histoire car on connait déjà sa boucle de gameplay, l’épisode 5 était moins mauvais que les autres mais quel intérêt de refaire le premier Alien ? Reste le concept des enfants qui est sympa et cette actrice qui crève l’écran. Mais qui parle à l’oreille des Alien comme Ripley dans le 3 et depuis une distance qui n’a ni queue ni tête.

Le clin d’œil à Blade Runner est un peu trop littéral à mon gout mais le perso est sympa.

Le dernier épisode est le meilleur mais très franchement, je ne sais pas s’ils savent vraiment où aller avec ce setup, et malheureusement la conséquence d’avoir trop déconné sur les épisodes précédents ne leur donnera peut-être pas la possibilité d’aller plus loin.

PS : suis-je le seul à voir une référence à Final Fantasy dans le dernier épisode ?

Pareil pour Alien Earth, j’ai pas trouvé ça ouf. Début très plaisant, avec un Alien particulièrement vorace et violent et quelques scènes de massacre réjouissantes, pour ensuite partir dans une énième et ennuyeuse variante de « qu’est ce qui fait de nous des humains, qui sont les vrais monstres ». En plus je trouve que la série faisait de plus en plus cheap au fur et à mesure, comme si le gros du budget était passé dans les premiers épisodes.

Bcp plus essentiel à mes yeux : un film d’horreur, mais du point de vue du toutou de la maison.

https://www.nytimes.com/2025/10/03/movies/good-boy-horror-movie-golden-retriever.html

The director Ben Leonberg wants to make sure that when discussing the lead actor in “Good Boy,” there are quotes around the word “performance.”

“I cannot stress enough that he does not know he is in a movie,” Leonberg said in a recent video call.

That’s because the star of his horror movie is his dog, Indy, an 8-year-old retriever with reddish fur and a curious nose. To be clear, Indy is not just in the film, he is the undisputed main character of this story about a pooch whose ailing owner moves to a creepy family home in the woods. All the (living) human characters appear almost entirely in shadows. The audience sees the terror unfold entirely through Indy’s eyes as he senses a malevolent presence.

Indy has an intense stare that, Leonberg said, is familiar to most dog owners as the look that comes between filling your pup’s food and placing it on the floor. But Leonberg needed a steadiness in Indy’s gaze so he could employ the Kuleshov effect — a classic technique named for the Soviet filmmaker Lev Kuleshov that explains how audiences can read emotions into a neutral expression based on what they perceive the actor is seeing through editing.

If Indy was panting, that wouldn’t work, because he “looks like a mouth-breathing idiot,” Leonberg said. Fischer put it more politely: “When Indy has a neutral expression, he is Ryan Gosling in ‘Drive.’ When Indy has a panting expression, he is Ryan Gosling in ‘Barbie.’ Completely different movie.”

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Génialissime

Dernier truc sur Alien Earth auquel je pensais en vous lisant : j’ai eu du mal à réprimer l’impression que toute la partie autour des androïdes et du « boy genius » était surtout là pour justifier le fait de mettre tout ce petit monde dans un environnement fermé et de ne pas avoir à décrire l’envahissement de la Terre par les aliens que, je suppose, un peu tout le monde attendait au moment de l’annonce.
Les Grands Questionnements sur l’Identité et la tonalité un peu potache/surréaliste devaient permettre de faire passer ça pour un choix artistique, mais le résultat n’est (forcément) pas à la hauteur de ce qu’on pouvait s’imaginer, à savoir un grand spectacle façon Guerre des Mondes / Terminator / Films de zombies mais avec des aliens et dans le contexte futur proche = contemporain avec une moustache (ou autrement dit une version réussie d’AVP2 qui promettait aussi un peu ça). Evidemment c’était plus cher, et potentiellement plus casse-gueule vu l’ambiance politique du moment, mais j’aurais bien aimé voir ça quand même (comme tu l’écris, on en a juste quelques avant-goûts dans les premiers épisodes et basta).

Mine de rien, le résultat Box Office du film Death Stranding risque de devenir très important pour l’avenir d’A24 Films, le studio qui se voulait plus grosse que le bœuf et vient une nouvelle fois de se planter avec le « film à oscars » de Dwayne Johnson, The Smashing Machine.

Comme précisé dans le podcast, c’est l’un des deux frères Safdie (connus pour Uncut Gems) qui réalise le film en solo, tandis que le frangin sort bientôt pour A24 un autre (!) véhicule à Oscars avec un acteur célèbre incarnant un personnage marginal d’un sport de niche (ici le ping-pong @sopinambour ), Marty Supreme avec Thimotée Chalamet.

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Vu One Battle After Another, le dernier Paul Thomas Anderson dont je ne connaissais à vrai dire absolument rien à part cette photo de Leo DiCaprio – je dois avouer que les quinze premières minutes furent à ce titre assez déconcertantes, même si elles me rappellent, à froid, l’intro volontairement abrupte de There Will Be Blood.

Constat sans spoiler :

Globalement, je suis assez client de PTA et je ne m’emmerde jamais devant ses films, même quand ils atteignent comme ici 2h50 de bobine. J’adore la façon dont il représente la complexité démographique de sa Californie du Sud, la représentation quasi-systématique et toujours bienveillante de ses différentes classes sociales marginalisées (mis à part l’interlude Licorice Pizza) et sa critique de moins en moins subtile des errements du rêve capitaliste américain.

C’est peu dire que le timing du film, qui parle donc des abus de ICE et du racisme systémique opéré sur les immigrés vs. le blues des antifa désabusés de l’époque Bush Jr, est fort à propos. Les persos sont mémorables, il y a quelques séquences qui font beaucoup penser aux films des frères Coen (surtout The Big Leboswki et No Country for Old Man) et une scène hitchcockienne fantastique à la fin.

Cependant, je rattrape les critiques au moment de taper ce post et je découvre que le film divise beaucoup les opinions entre les critiques américains (majoritairement des hommes blancs libéraux éduqués) et les minorités (surtout la communauté afro-américaine et notamment les personnes proches des mouvements révolutionnaires marxistes de la communauté noire américaine). Et je vous avoue que je me suis justement réveillé ce matin avec la révélation « ce film est probablement le The Blind Side des papas blancs libéraux ».

Je comprends que PTA s’identifie d’avantage au père dépassé par les évènements, mais j’aurais trouvé bien plus intéressant de rester concentré sur le personnage de la mère, dont la représentation est vivement critiqué Outre-Atlantique mais dont je trouve justement la complexité et les paradoxes fascinants (i.e. la confrontation entre son idéologie politique et son instinct de survie, qui découlent pourtant logiquement des mêmes violences systémiques contre lesquelles elle se rebelle). Sans parler de la performance de Teyana Taylor, qui crève l’écran.

À ce titre, j’ai trouvé le choix final de tenter la rédemption du personnage avec la lettre sortie de nulle part assez à côté de la plaque. Je ne savais même pas que ce film était « inspiré par » Vineland de Pynchon mais, dans le même genre « PTA nous fait un film de gauche inspiré par Pynchon », j’avais nettement préféré son Inherent Vice (le PTA le plus mésestimé à mes yeux).

One Battle After Another reste un chouette film comme on en voit trop peu à Hollywood de nos jours, et sera sûrement fort plaisant à revoir au fil des ans, comme tous les PTA. Rien que pour l’engagement politique et l’à propos, volontaires ou non, bravo.

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Alors qu’on fêtera ce 8 décembre le vingtième anniversaire de la série de Sega, sachez qu’on trouve l’intégralité (2h30) de la pièce de théâtre Ryū ga Gotoku de 2015, sous-titrée en anglais, sur Youtube. Ça date même de l’an dernier donc Sega s’en fout ou n’a pas le service juridique le plus réactif du secteur.

Vous l’aurez sans doute compris, 2025 aura donc vu le grand retour du sujet des ovnis, propulsé par de nouveaux lanceurs d’alertes et les vidéos déclassifiées américaines.

Le réalisateur Sébastien Duijndam a produit la série-documentaire « Les Ailleurs », en 6 épisodes, diffusée gratuitement et en intégralité sur cette chaîne Youtube, qui donne la parole aux gens qui disent avoir été enlevés.

Je préfère être clair tout de suite, je ne publie pas ça ici pour faire du prosélytisme puisque personne, ni vous ni moi, ne pourra jamais déterminer si ce que ces gens racontent est vrai ou non. En dehors du fait que ça pose la question du poids qu’on veut bien accorder aux témoignages, en général, une fois que les réactions épidermiques ont été évacuées il reste la vie de ces personnes.

S’il y a une chose sur laquelle tout le monde sera à priori d’accord après le visionnage de ces films, c’est à quel point ces expériences, quelles qu’elles fût, ont détruit ou détruisent à petit feu les personnes concernées. Si chacun cherche à se faire mousser pour exister, le poids à payer semble beaucoup plus important que les gains récoltés.

Bien entendu la piste psychologique est à privilégier, et il est tout à fait possible que ces victimes aient vécu des tragédies personnelles et familiales tellement profondes qu’ils ont du inconsciemment se protéger, c’est d’ailleurs évoqué à une reprise lors de la première réunion du Cero. Reste ces gens, terriblement seuls face à ce qu’ils ont vécu, même quand ces histoires concernent plusieurs membres de leurs familles. C’est tout simplement triste.

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Astier est partout en ce moment pour promouvoir son film, le niveau global des interviews est d’un médiocrité sans non sauf celle de Brut, qui pour le coup fait bien le taf, ça parle vraiment cinéma et ça fait plaisir.

Confirmation que Netflix a bien tous les droits dérivés sur K-Pop Demon Hunters : ils négocient eux-mêmes les droits des jouets avec Hasbro et Mattel.

Netflix avait déjà eu la bonne idée, il y a deux semaines, de collaborer avec Epic pour intégrer les héroïnes et un mode de jeu dédié, Demon Rush, dans Fortnite. C’eût été une chouette IP pour PlayStation Studios…

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Et le mode est vraiment bien.
C’est un remix du mode nightmare-zombie annuel avec une personnalisation un peu plus poussée dans les règles et le rythme, et trés franchement, c’est un banger.

:jack_o_lantern: C’est Halloween cette semaine. :jack_o_lantern:

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La fin d’une ère ?

Pour le plaisir

Je suppose que tu parles de l’abandon du nom Super Sentai mais, pour l’instant, c’est juste un coup de buzz. (Les Metal Heroes, par contre, sont au frigo depuis un bail.)

Ouais, ce que j’avais entendu dire, c’est que c’est un rebranding pour se débarrasser du partenariat avec Power Rangers

Il a dépensé sans compter.

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C’est au tour du grand Nakadai Tatsuya de nous quitter.

Les nécros vous rappelleront inévitablement ses grands classiques mais je peux recommander 3 objets moins évidents de sa pléthorique filmographie : ❶ l’influent film d’horreur anthologique Kwaidan (1964) ❷ le thriller psychologique jidaigeki Jigokuhen alias Portrait of Hell (1969) et ❸ l’adaptation live du film d’animation Wicked City (Yōjū Toshi) en mode cheapos Hong Kong moyens du bord par Tsui Hark (1992).



Vous savez où ça se regarde ? Internet me dit Prime mais je ne trouve rien, dispo dans un autre pays ?