Une retrospective Seijun Suzuki à venir en France au printemps via (le toujours classieux éditeur/distributeur) Carlotta Films.
Le Christmas Special de Patrick H. Willems consacré aux jeux qui veulent être des films est désormais dispo en accès libre. J’aime bien son taf mais, je vais être honnête, je n’attendais pas grand chose de l’exercice et ce fut plus intéressant que je ne l’attendais.
Réalisé en collaboration avec son confrère de Nebula, Jacob Geller, qui a lui-même sorti sa nouvelle vidéo cette semaine, consacré à la représentation des personnages juifs dans les jeux vidéo (il y a un twist).
Très bonne analyse par une légende de l’animation (et qui a mon avis n’a pas été trop convaincu par Mignola, le consultant en question dans la vidéo).
Bref retour de 20 minutes sur le premier Candyman de Bernard Rose, à travers une analyse filmique et politique que j’ai trouvée impeccable.
Je ne suis pas assez cinéphile pour repérer les éventuelles erreurs et approximations de cette vidéo sur le mastering des films post-O’ Brother. J’en ai en tout beaucoup appris sur les digital intermediate, les systèmes d’encodage des couleurs ainsi que les (nombreuses) magouilles et (rares) boulots admirables de restauration qui se cachent derrière le sigle « 4K »…
Dommage qu’il ne se concentre que sur le visuel, il y a tant à dire sur la qualité sonore permise par le blu-ray et blu-ray UHD.
Ah et sinon :
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De Netflix, Criterion ont déjà édité “The Irishman” (Martin Scorsese), “Roma” (Alfonso Cuarón), “The Power of the Dog” (Jane Campion), “Marriage Story ” (Noah Baumbach), « Pinocchio » (Del Toro) et s’apprêtent donc à commercialiser Frankenstein 2025 et le film qui a matrixé mes petites nièces.
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La marque AOL existe encore !?
Je suis encore marqué par la beauté de certains plans de Vincent Munier dans Le Chant des Forets. Très joli film, simple et humble. Mention d’honneur au gamin qui vit sa meilleure vie et qui attend paisiblement la faune en lisant le Voyage de Shuna ou One Piece.
Ça faisait longtemps que je n’étais pas retourné au cinéma et je ne vois vraiment plus du tout l’intérêt de cet endroit, sorti de quelques projections-évènements où la salle donne l’impression de voir un film avec de bons potes. (Ça a dû m’arriver 3 fois dans ma vie).
Dans l’UGC pas loin, ça démarre toujours par un tunnel de pub et de bande-annonces pour des films avec Thierry Lhermitte, le son est toujours trop fort, la clim est à fond toute l’année, le sol est aussi propre que celui du RER B, les lumières vertes des sorties de secours me flinguent les yeux durant tout la projection, les sièges dans l’axe sont (légitimement) pris d’assaut, les écrans ne sont pas si ouf ou bien abimés, etc. Mon petit projo vieux de 11 ans me donne tellement plus de joie cinéphilique.
Surtout si UGC est racheté par Bolloré bientôt, buh-bye.
Ca a l’air tentant mais t’as vu I saw the TV glow ? Les retours sont assez partagés il semble…
I Saw The TV Glow, je pense que la réception dépend d’à quel point tu es capable de vibe avec l’expérience trans. Pas en étant trans soi-même (je suis cis as fuck) mais au moins utiliser ce film pour comprendre une expérience alien. J’ai trouvé le film lumineux (eheh).
À propos de trucs queer, la saison 3 de interview with a vampire arrive bientôt. J’ai à peine commencé la saison 1, je suis vraiment impressionné par la mise à jour du bouquin de Anne Rice (qui est un peu, disons, euh, daté).
J’ai raté un truc ; c’est genre le(la?) Wes Anderson des Queers ?
Hum, trans Lynch peut-être ?
