[Ciné/Docu/TV/Streaming] C'est Michael Bay et Don Draper qui rentrent dans un bar

Le nouveau Dupieux a l’air maboule.

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Contrairement à ce que je pensais, Dupieux a voulu une esthétique « PlayStation ».
Avec son feeling particulier et son Paris reconstitué, j’étais persuadé que c’était un hommage au Deuxième Monde de Canal+ & Cryo (1997).

Pour l’anecdote, ça été fait sous Blender par des vingtenaires sortis des Gobelins.

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Fort bel hommage à Ōba Kenji (et Ōno Yūji juste avant) dans le dernier Sumimasen Turbo, avec des archives de son passage à la Cartoonist 2001.

31:29 Hommage à Yūji Ōno
40:29 Hommage à Kenji Ōba

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Petite vibe « La vraie vie », le Dupieux

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Bon timing.

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Il l’air pas mal de flim.

Vu The Mandalorian and Grogu. La principale raison pour laquelle j’y suis allé est parce qu’il y a la clim au ciné, pas chez moi, et qu’il me restait deux places qui se périmaient bientôt. Autant dire que l’enthousiasme était modéré. Ma principale déception fut que la clim n’était même pas assez forte, il faisait bien 28 degrés dans la salle.

A bientôt pour de nouvelles critiques ciné.

Ok, ok, ok. Bon, eh bien c’est tout à faire regardable, tout à fait oubliable, c’est vraiment un exercice de couch surfing fictionnel : le film fait absolument tout pour s’installer douillettement dans le décor de Star Wars en veillant à n’avoir absolument rien touché ni rien déplacé en partant. Pas même les persos de la série, c’est dire à quel point on est un sur un Star Wars qui à force d’avoir été pensé pour être vu par n’importe qui, a été également pensé pour ne pas avoir été vu. Dites-vous que l’arc narratif de Grogu, et attention vertige du voyage à la vitesse de lumière, consiste à [probablement la balise spoiler la plus grotesque de l’histoire des balises spoilers] avoir le droit d’appuyer sur les boutons du vaisseau de Mando .

Pour le reste, c’est du ciné bien mené, bien ficelé, studieux, qui remplit avec application son cahier des charges, avec son quota syndical de changements de décors, d’ambiances contrastées, de clin d’yeux à la saga et de créatures loufoques. C’est même souvent plutôt bien filmé, grâce notamment à la silhouette très dessinée des deux protagonistes, qui permettent de jouer avec les contre-jours.

Je suis beaucoup plus circonspect sur le changement perpétuel de rendu, entre CGI de monstres bibliques géants à la LOTR et petits bouts d’Ewok ou de Grogu qui respirent l’analogique et le Thunderbirds. Clairement, le film n’est jamais aussi plaisant que lorsqu’il joue de cette nostalgie des effets spéciaux d’artisans bricolos.

Je suis également curieux de savoir jusqu’à quel point Grogu, dans un monde extrêmement fictionnel où ce film fait un carton, peut devenir un personnage doudou pour une génération qui aurait découvert la licence et aurait grandi avec The Mandalorian. Il faudrait juste qu’à un moment, il finisse par grandir et évoluer un peu, mais j’ai l’impression que Disney est juste trop content d’avoir un personnage un peu mimi et consensuel, après une décennie de désastre médiatique, et préfère ne pas toucher à l’un des rares trucs qui fasse l’unanimité.

Pour le reste, ça a déjà été dit mille fois ailleurs, mais c’est quand même un film qui n’a aucune raison spécifique d’en être un ; un produit dérivé d’une série qui est un produit dérivé de films ; et à la manière de Super Mario Galaxy: Le Film, un support promotionnel pour la prise d’abonnement et l’achat de goodies et de burgers sauce Grogu, davantage qu’un objet cinématographique qui a la prétention d’avoir la moindre importance.

D’ailleurs, même Sigourney Weaver semble en avoir rien à foutre d’être là, et elle joue aussi bien que Michalak dans une pub Gilette, comme un guest qui se marre de faire un truc à contre-emploi qu’il aura oublié le lendemain, mais merci quand même pour la balaine le cachet. Tout le contraire de Scorcese dont le cameo est assez délicieux.

Au final, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans Star Wars: Outlaws, un hommage poli, révérencieux et facultatif à la saga. Je ne sais pas s’il faut espérer en attendre plus de nos jours. Enfin si : que la clim soit mieux réglée.

Ce texte sera masqué

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Je voulais juste revoir « HI, SUPER NINTENDO CHALMERS! » sur un coup de tête et suis tombé sur ce merveilleux best of de Gil Gunderson, le personnage récurrent le plus malchanceux et déprimant de The Simpsons ; doublé par Dan Castellaneta comme Homer, Barney, Willie le jardinier et bien d’autres personnages de la série.

Ça me fait penser à cet article qui revient avec beaucoup de justesse sur les qualités des Simpsons de l’âge d’or, et les débuts du déclin : https://www.patreon.com/posts/golden-age-of-un-156894022

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The Rewatchables est toujours une écoute recommandée mais l’épisode de cette semaine, consacré à 2001: A Space Odyssey, a trouvé un jeune réalisateur américain pétri de potentiel pour papoter ensemble sur Kubrick.

Malheureusement, les versions vidéo des épisodes ne sont plus téléversées sur Youtube mais sont dispos sur Netflix.

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