@Howardphilips Je comprends totalement ton désarroi car j’avais vécu la même désillusion à l’époque. Enfin, pas que j’aie été monstrueusement déçu par le jeu car, très franchement, tous les jeux DBZ décevaient un tout petit peu… Mais la différence dans ce cas précis est que j’avais été bercé d’illusions par le test dithyrambique de Greg dans Joypad (dans le même numéro #37 que le 97% de Shining Force II, autant dire le Saint-Suaire de notre vieux siècle).
Même en excusant le prosélytisme militant de l’auteur ci-dessus envers une excellente console trop bêtement mésestimée par le grand public (qui ferait ça aujourd’hui, hein ? Qui oserait ?), j’avais l’impression d’un gouffre d’incompréhension entre ce que le jeu réclamait et mes benoîtes tentatives d’interaction ; comme si j’essayais d’enseigner le russe à une endive.
En fait, le déclic est survenu avec la suite du jeu, Idainaru Dragon Ball Densetsu sur Saturn (excellente console askip’). Sans doute en partie parce que la suite était un poil plus intuitive, sans doute parce que j’étais un peu plus mature, sans doute parce que j’étais très motivé et moins timide devant le mur de l’import ésotérique en 1996, sans doute aussi parce que je connaissais par cœur les arcs de DBZ traités dans cette version, sans doute enfin parce qu’Internet, GameFAQs et les BBS démarraient, et qu’un jeu import dans ce genre était déjà décortiqué beaucoup plus intensément dans les magazines avant même sa sortie officielle en France.
C’est donc a posteriori que j’ai mieux compris le trip du jeu NEC, et bien plus tard – circa 2001/2002 je dirais ?– que je lui ai redonné sa chance (mais déjà confiant que, cette fois, j’allais piger).
Bref, Idainaru Dragon Ball Densetsu est sorti chez nous, dans une version française légendairement déplorable mais française tout de même, sous le nom, euh, Dragon Ball Z 偉大なるドラゴンボール伝説 (l’écran-titre l’appelle « Dragon Ball Z: La Grande Légende des Boules de Cristal »).
Le système de jeu n’est pas identique (c’est du tag team en 3v3 avec des interactions plus directes grâce au plus grand nombre de boutons sur la manette) mais la logique globale de vouloir « représenter correctement une chorégraphie de combat de DBZ » est assez similaire. Je te le conseille si tu veux un peu mieux comprendre le trip de cette série à part dans l’arbre généalogique des jeux vidéo DBZ.


