Il se passe un truc étonnant et complètement inattendu dans ma petite cellule familiale : on est en plein Beatlemania.
Inattendu car d’aussi loin que je me souvienne, les Beatles ont toujours représenté l’anti musique pour moi, probablement parce que j’étais concentré sur l’assimilation des musiques électros et du hiphop, il n’y avait absolument aucune place pour un groupe résiduel des années 60 à base de yéyés, d’ailleurs je n’aime toujours pas cette époque du rock.
Et puis il y a eu la fameuse affaire @Tanguy x Armored Core qui m’a fait reconsidérer le travail de Paul. Mon entrée dans ce rabbit hole a donc été ses 2 albums persos, suivis du 3ième quand il est sorti, et ouai c’était cool ! Très différent de l’image que j’en avais. Alors ça tournait pas mal à la maison, mais je n’avais pas encore fait le switch sur les autres, et c’est ma douce qui a pris le relais, jusqu’à se faire offrir il y a quelques mois le film Get Back de Peter Jackson.
Et là c’est la claque. C’est la claque parce que je partais de zéro, donc je me suis tout pris dans la gueule. Le setup est complètement dingue, Jackson a récupéré 150 heures de rush du film Let It Be pour en faire sa propre version, ça raconte et montre le processus de création de leur dernier album en commun, avant leur séparation.
Et c’est dément, ces rushs sont fous, d’autant que le concept de making off n’existait pas à l’époque, là on voit tout : le génie créatif de Paul, la place envahissante que prend le couple Cartney x Lennon, le mal être de George Harrison qui n’arrive plus à exister, Ringo présent par son absence (et qui n’est pas un si mauvais batteur), la relation fusionnelle entre Lennon et cette zinzin d’Ono, la classe internationale de George Martin, et surtout la naissance et la création de plusieurs de leurs plus grands tubes. On le voit, comme si on avait été présents ces jours là, jusqu’au fameux concert sur le toit.
Et tout ça distillé sur 7h30. Cette richesse là dépasse le groupe, c’est un document musical exceptionnel.