[Sports] Le FC Boulette reforme sa superteam

/me à deux doigts de faire un roman-photo en mode Bruno Léandri « Hara Kiri / Fluide Glacial » sur ce sujet

C’était fort peu académique mais on connaît le quatrième de notre groupe (←et ce sera la France ! ←krr krr vanne facile ←gnnnh inquiétude masquée).

:fr: :australia: :tunisia: :denmark: Pas de revanche pour l’Amsud sur les propos de Mbappé. On joue l’Australie en premier.

Je ne sais pas si ça va être de nature à te rassurer, mais note qu’à chaque fois ou presque(*) que la France affronte le Danemark en phase de groupes, elle remporte la compétition (1984, 1998, 2000, 2018).

(*) A noter aussi qu’à chaque fois que la France affronte le Danemark en phase de groupes en ayant l’étiquette de tenant du titre, elle se fait lamentablement éliminer dès le premier tour (Euro 1992(**), coupe du monde 2002, ligue des nations 2022).

(**) Par nature, les Pays-Bas ne pouvant pas gagner une finale, il est faux qu’ils aient remporté l’Euro 1988, et la France était donc encore détentrice du trophée

Hâte d’être en novembre ! (non)

Le Costa Rica de Navas s’est qualifié (pour le groupe maboulouf’ de l’Espagne), on a les 32.

WTF c’est Juan Branco, toujours dans les bons coups médiatiques, qui s’occupe d’attaquer le PSG pour Javier Tebas et La Liga.

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Je quadruple-tombe des nues :

  1. Le FC Gobelins s’appelle désormais le Paris 13 Atletico (erk) depuis 2020.
  2. Le FC Gobelins est entraîné par Jean-Guy Wallemme.
  3. Le FC Gobelins est monté en National 1 pour la saison 2022-2023.
  4. Le FC Gobelins va devoir quitter le mythique stade Boutroux de la Porte d’Ivry pour Charléty en conséquence de cette promotion.

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J’ai dû relire trois fois la news pour bien vérifier que je n’étais pas en train de lire un compte-rendu de blog de Football Manager.

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C’était le weekend de la consécration, vendredi dernier, pour Alexis Lebrun, surdoué français du tennis du table dont je parlais quelques posts plus haut, déjà n°1 mondial junior, et qui vient de remporter son premier championnat de France, en roulant sur Simon Gauzy, n°1 français senior, actuel 20e mondial. Honnêtement, la finale est douloureuse à voir, le pauvre Simon n’a jamais pu exister, pris à la gorge par l’agressivité assez insensée d’Alexis Lebrun, qui ne recule jamais d’un pas, et réussit des contre-tops traumatisants (en gros, il est capable d’attaquer sur une balle d’attaque adverse). Je vous mets quand même le résumé pour les curieux, mais…

… si vous avez envie de voir un match spectaculaire, c’est la demi-finale contre son frangin qui vaut le détour. On sent qu’ils se connaissent par cœur, mais ils jouent à fond, et l’opposition de style est totale entre la vitesse d’exécution, la rotation et les angles de Félix (en vert) et sa prise en porte-plume atypique d’un côté, et la stratégie plus défensive d’Alexis (en bleu) sur ce match de l’autre. Je vous mets direct le timecode d’un des plus beaux points du match.

Les deux frangins sont sélectionnés pour la première fois pour représenter l’équipe de France au championnat d’Europe, à Stuttgart, au mois d’août.

A noter que c’était le weekend de la prise de pouvoir de la relève, vu que côté femmes, Prithika Pavade, a également remporté son premier titre de championne de France, à 17 ans seulement.


Mais l’actualité sportive de ce 1er juillet, c’est évidemment la passion d’@aliochou de son été (un après-midi) de 1996 : le Tour de France.

L’édition 2022 s’annonce atypique à de nombreux égards.

Pour commencer, elle s’élance du Danemark, ce qui peut sembler défier quelque peu le bon sens pour une compétition baptisée « Tour de France », mais après tout, quand il passait à Metz en 1907, c’était un détour en Allemagne à l’époque. En tout, le TdF s’est aventuré 23 fois hors des frontières métropolitaines, dans 9 pays différents, tous les pays frontaliers plus Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, et maintenant, Danemark. , tous en Europe de l’ouest. Copenhague est toutefois la ville étrangère la plus distante. Et si ça vous paraît incongru, dites-vous que le Giro est bien parti de Jérusalem en 2018. Une tendance née à la fin des années 90 et qui va en s’accélérant, dans une logique somme toute banale désormais de mondialisation des images et de maximisation de l’exposition. Le Tour de France, en dépit de son nom, de son implantation et de son histoire, est avant tout considéré comme l’équivalent d’une coupe du monde, en terme de plateau, de prestige et de médiatisation.


On ne va pas se mentir, ça remet en question certains acquis de la géographie.

Transition toute trouvée, le double champion du monde (reconnaissable au maillot blanc à bande arc-en-ciel), Julian Alaphilippe, qui a illuminé l’épreuve et failli ramener le jaune à la maison avant de se faire enfumer par une décision improvisée des juges, sera absent de la compétition, après s’être très (très) méchamment viandé sur une classique, Liège-Bastogne-Liège, au printemps. C’est doublement dommage, d’abord parce que c’est incontestablement le meilleur cycliste de ces dernières années dans son registre (plutôt un coureur de classiques que de grands tours, mais les deux ont leur prestige), et surtout que c’est un dynamiteur d’étape, jamais le dernier pour attaquer comme un dératé (et en plus, gagner).

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Faire un soleil avec le maillot arc-en-ciel, un des charmes du cyclisme

Côté français, ce sera une énorme année « point d’interrogation », tant la configuration ne ressemble à rien d’habituel. En effet, Romain Bardet, grimpeur de poche qui est monté sur le podium de l’épreuve en 2016 et 2017, a pu semblé un moment en position de la gagner avant d’être frappé par la malédiction voulant que tout Français trop bien placé au général finisse victime d’une chute, d’un arbitrage à la con, d’une déchirure musculaire ou d’une gastro surprise qui ruine ses chances et le contraint à l’abandon. Comme tout français s’étant mangé la pression populaire (immense en France, pas de vainqueur français depuis 1985) et le poids de la déception, il a décidé d’arrêter de se mettre en tête de gagner le Tour, quitté l’équipe française d’AG2R pour aller tranquillou à l’étranger, chez les néerlandais de DSM. Il a même fait l’impasse cette année, se concentrant sur le Giro, où il a brillé et fait même partie des favoris, ce qui a immédiatement réveillé le dieu de la scoumoune, et, tombé subitement malade, il a dû abandonner. Frustré, alors qu’il avait décidé de faire l’impasse, il s’aligne finalement au départ du tour, et personne, ô grand personne, ne sait quoi en attendre.


C’est lui, en train d’attaquer, et d’avoir l’air de se rapprocher d’une victoire. C’est donc qu’il va bientôt crever.

Et encore, ce n’est rien à côté d’el maldito supremo, Thibault Pinot, dont la scoumoune est telle qu’il arrive bientôt le temps où celle-ci sera aussi proverbiale que les secondes places de Raymond Poulidor (qui est pourtant bien plus souvent arrivé premier). Pinot a certainement connu le summum de la cruauté, une blessure à la cuisse le jour de l’avant-dernière étape du Tour 2019, alors que très bien placé au général, et impérial en montagne, la victoire lui semblait aussi promise que proche. Il ne s’en est jamais remis, et cette année, il se présente - et c’est peu commun - en lieutenant de luxe, plutôt qu’en leader. Il a décidé de refiler ce costume manifestement trop lourd à porter au prometteur mais quand même encore jeune David Gaudu, deuxième meilleur jeune du Tour de France 2019 et 8e de la Vuelta 2020 comme principales références. Et tout le monde se demande déjà comment ça va se passer, puisqu’évidemment, va arriver le moment inévitable où Gaudu va flancher et Pinot se retrouvé classé pour la gagne, et ça va être le bordel dans l’équipe autant que dans la tête de Thibaut.

Autre originalité de cette édition, le parcours, qui s’offre une étape de pavés, façon Paris-Roubaix. En gros, c’est le plus proche équivalent d’une course de Mario Kart : les cyclistes crèvent de manière tout à fait random, et la victoire revient généralement à celui qui aura eu le moins de scoumoune (et aussi les plus gros cuissots, quand même, car ça favorise les mammouths sur les poids plumes). En tout cas, c’est le genre d’étapes qui fait perdre plein de temps aux favoris, plutôt des profils assez légers, donc les amateurs de spectacle et de suspense aiment beaucoup. Les étapes les plus intéressantes à suivre sont , pour égayer votre mois de juillet en buvant du rosé.

Sinon, il n’y a pas trop de suspense, c’est a priori un Slovène qui remportera l’épreuve, soit l’ancien sauteur à ski (!) et rouleur-grimpeur Primož Roglič, 32 ans, 15 étapes de grand tour, trois Vuelta et le Paris-Nice 2022 dans l’étagère à trophées, soit l’insolent Tadej Pogačar, 23 ans, deuxième plus jeune vainqueur du Tour et double tenant du titre, et dont la vitesse de grimpe en montagne est un grand message d’espoir pour la planète, vu que manifestement il n’y a plus de besoin de SUV pour monter des pentes à 70 km/h le coude à la fenêtre. En plus, sur terrain plat, il pèse 28 kilos mouillés mais met plus d’une minute au champion du monde du contre-la-montre. Je le hais. Et donc forcément, il va gagner, et @iggy va persiffler sur ce sport complètement con qui ne repose que sur de la triche alors que pas du tout, c’est que du romantisme monsieur, et à la fin le romantisme perd, et c’est ça qui est beau.

Allez Thibaut, personne n’y croit, donc tu vas gagner (ou te faire accidentellement renverser par un ours en rut, un camion de pompier en marche arrière ou un pot de fleur tombé d’un balcon).

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Mais l’actualité sportive de ce 1er juillet, c’est évidemment la passion d’@aliochou de son été (un après-midi) de 1996 : le Tour de France.

Si je lis tes posts en 2022, ça compte presque comme si j’avais allumé la télé en fait ! C’est comme Eve Online : c’est plus intéressant de lire les histoires qu’y jouer

Je refuse de lire leur bio, car pour moi la seule et unique raison qui explique leur niveau surpuissant passe par une enfance et une adolescence au fin fond de la Bretagne la plus pluvieuse, la plus chiante qui soit (celle sans la mer), et dont la seule distraction possible était une misérable table Cornilleau installée dans le garage. Je le sais au plus profond de moi, car j’ai moi aussi passé de longs après-midi chiants et pluvieux en Bretagne, et que la seule chose à faire y était de jouer d’ennuyeuses parties de ping pong.

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Je n’ai rien à battre de la F1, mais cette vidéo était super intéressante.