[Ciné/Docu/TV/Streaming] C'est Michael Bay et Don Draper qui rentrent dans un bar

Les gamin(e)s découvrent au passage les Cramps et crispent leur ainés parce que leur groupe fétiche underground est désormais adulé par des gamin(e)s qui ne connaisse rien à la vie.

A défaut d’être toujours très fin, voici un topo intéressant sur le défilement d’images au cinéma à quelques jours d’Avatar 2, premier film en 3D-HFR (High Frame Frate Rate) ou plutôt VFR (Variable) permettant de garder l’élégance du 24FPS historique sur les plans fixes tout en augmentant le débit quand il le faut sur les scènes d’action qui nécessitent des mouvements de caméras rapides. Sur papier le meilleur des deux mondes… Hâte de confirmer en salle.

Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de Netflix Japon mais ils ont décidé de produire un remake du célèbre film français de 2019, Nicky Larson, sous le titre City Hunter. C’est Suzuki Ryōhei qui remplacera Philippe Lacheau. Quelle idée farfelue.

Le premier film qui va gagner tous les oscars dans toutes les catégories.

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Le Written by Greta Gerwig & Noah Baumbach me tue à chaque fois ; ça a l’air cyniquement génial. J’espère qu’on n’aura pas le même étrange arrière-goût qu’avec le film Tic & Tac.

Très chouette rétrospective du style, des innovations commerciales et de l’idéologie cinématographiques du cinéma hollywoodien des années ’80.

Je me demandais où était passé le génie de All Gas No Brakes et en fait, il bossait sur un docu pour HBO sur l’insurrection du 6 janvier 2021, This Place Rules.


Oppenheimer, le nouveau Nolan. J’adore Cillian Murphy mais je ne suis pas certain de tenir 2h30 de regard sidéré dans le néant. Cette fois, avec tous ces frvrmbfrbrmdbrmdbrm d’implosion atomique, faudra vraiment pas merder le mixage sonore qui avait pourri Tenet.

Rattrapages de fin d’année ! Bonheur !

El Buen Patrón

Une comédie sociale avec Javier Bardem en patron de PME obsédé par l’obtention imminente d’un prix auprès de la préfecture régionale. Le film a l’intelligence d’être grinçant à toutes les strates de la société espagnole, avec de nombreux personnages secondaires mémorables car réalistes dans leurs qualités comme leurs travers. Tout le monde en prend pour son grade mais personne n’est totalement bon ou mauvais. Même Bardem en parfait connard égocentrique est parfois, et potentiellement pour les mauvaises raisons, véritablement un buen patrón. Je suis contrarié car le seul perso qui semble sorti d’un autre film moins intelligent se trouve être le rôle donné à la sublime Almuneda Amor, ici épaulée par María de Nati dans un tout petit rôle. Je pourrais regarder ces deux filles peindre un mur pendant cinq heures donc j’étais fort content qu’elles soient là mais je dois admettre a posteriori que la jeune stagiaire incarnée par Amor est le seul perso qui sort le film de la satire sociale astucieuse façon Chabrol pour le plonger dans une espèce de comédie TF1 plus grossière. Mais c’est très chouette malgré tout.

Hit the Road

Road trip tragicomique dans la pampa iranienne. On suit le pèlerinage d’une famille pittoresque dont on devine progressivement la nature du voyage, l’auto-radio calé sur quelques grands tubes de la pop farsi. Les décors naturels sont hallucinants de majesté ; ça donne envie de faire du trekking en Iran. Tout le film tient sur les relations entre les différents membres de la famille. Les deux parents sont fantastiques mais je retiens surtout le meilleur (!) petit morveux de l’Histoire du Cinéma, Rayan Sarlak, qui est clairement la superstar du film ; d’ailleurs c’est lui sur l’affiche (et en haut de ce post) alors que c’est concrètement un perso secondaire de l’intrigue. Si ce n’était pas assez explicite, j’ai adoré.

Top Gun Maverick

Je vais vous avouer un truc : j’avais vu Top Gun assez tard, vers la fin de l’adolescence, bien après le traumatisme d’un après-midi chez un pote sur l’adaptation NES, et je n’ai jamais été fan du film. Je trouve cette suite plus réussie, avec des scènes qui prennent aux tripes, même si le scénario reste débile. Formellement, l’utilisation de scènes à effets pratiques et en décors réels (surtout la scène du voilier) fait du bien après toutes ces années de fonds verts chez Marvel. Faut supporter Tom Cruise pour apprécier le film, évidemment.

The Invisible Man

La récente version avec Elisabeth Moss (encore une scientologue) du classique de H.G. Wells. Le twist de cette adaptation est excellent puisqu’il évite l’écueil du protagoniste invisible voyeur et nous place plutôt du point de vue d’une femme battue (Moss) persuadée que son ex-mari control freak a pipeauté son propre suicide et trouvé un moyen de se rendre invisible pour la martyriser à l’insu de son entourage. Non seulement l’angle psycho « est-ce qu’elle imagine tout ? » sert l’intrigue mais surtout cela transforme le film en thriller angoissant versant limite dans le film d’horreur ; logique pour une production Blumhouse. Pourtant, j’en ressors avec l’impression qu’on pouvait faire beaucoup mieux avec cette bonne idée de départ. Le début est super, chaque tiers du film perd en pertinence, et la fin est vraiment bidon. Mais je recommande quand même.

The Bad Guys

Le saviez-vous ? Le top 3 du box-office des films d’animation de 2022 ne contient aucun film Disney ou Pixar. Dingue ! Le podium est occupé par le dernier Minions, One Piece Red et donc The Bad Guys, une prod’ Dreamworks sur le principe des méchants de contes de fées, le Grand Méchant Loup en tête, qui tentent de (faire semblant de) se racheter une conscience (pendant quelques jours pour éviter la taule). Principal motif de satisfaction : Richard Ayoade qui double un cochon d’inde narcissique. Sinon, c’est assez médiocre, avec des blagues de prouts et un paquet de « citations » de bien meilleurs films (beaucoup de références aux long-métrages Lupin The 3rd dans certaines scènes notamment). On est très, très, très, très loin de la qualité Pixar. Ça amuserait sans doute de jeunes enfants ? Perso, j’ai d’avantage rigolé devant Cryptoland.

Medida Provisoria

Adapté d’une pièce de théâtre, c’est une fable futuriste façon Black Mirror sur un gouvernement brésilien d’extrême-droite (quelle folle imagination) qui « propose » bénévolement à tous les Noirs du pays de leur payer un aller-simple pour l’Afrique afin de se débarrasser des tensions raciales du pays… Et accessoirement éviter de payer des réparations aux minorités exploitées du pays, réclamées depuis 400 ans. L’idée : pourquoi pas. Malheureusement, le film est pas terrible, assez mal joué, et les gros sabots de l’intrigue passaient certainement mieux en huis-clos sur les planches. Question mise en scène, on est loin du modèle Black Mirror, ou d’un Mellenkamp, ou même de Kamen Rider Black Sun sur Amazon Prime.

지푸라기라도 잡고 싶은 짐승들

Le film a pas mal de noms sur les circuits de distribution occidentaux, notamment :uk:Beasts Clawing at Straws ou :fr:Lucky Strike. C’est un polar choral kaléidoscopique, façon Pulp Fiction, avec quatre histoires a priori hétérogènes qui se télescopent progressivement pour compléter le puzzle de l’intrigue. On a ici ① une femme battue qui tente de faire assassiner son mari ② un employé de bain public qui trouve un sac rempli de cash dans un casier de vestiaire ③ un agent des douanes qui a une semaine pour rembourser la dette de son ex auprès d’une bande de malfrats et ④ un détective qui cherche un escroc en fuite. C’est un poil pompier : on dirait d’avantage un bon film EuropaCorp qu’un digne héritier de l’âge d’or du film criminel coréen, mais le dépaysement aide à rentrer dedans.

Ambulance

Suite à un braquage complètement foireux au cœur de Los Angeles, deux des malfrats fuient dans une ambulance, prenant en otage une jeune infirmière courageuse et son patient qui se trouve être un flic gravement blessé durant le braquage. Course-poursuite. C4. Hélicoptères. Gangs latino. Blagues sur les homos démocrates en thérapie de couple et les Américains qui aiment le soccer. Le gentil braqueur est un vétéran de la dernière Guerre en Irak. Copaganda. C’est donc un film de Michael Bay. Un nanar d’une connerie stratosphérique mais j’ai une fascination malsaine pour le Bay crépusculaire post-Transformers. J’avais déjà trouvé Pain & Gain intéressant à psychanalyser et c’est le même pain béni ici, même si le film est beaucoup moins ambitieux, sur le fond comme sur la forme. C’est vraiment nul, hein, vous méprenez pas.

Judas and the Black Messiah

Tirée d’une histoire vraie, l’histoire d’un petit malfrat qui infiltre les Black Panthers pour le compte du FBI en 1968 afin de court-circuiter la prometteuse carrière politique du jeune révolutionnaire Fred Hampton. Feignez la surprise mais le Bureau n’en sort pas grandi. C’est produit par Ryan Coogler, mais malheureusement pas réalisé par Ryan Coogler, du coup l’objet cinématographique ne propose pas grand chose d’intéressant. Dommage car, pour tout le reste, c’est l’un des meilleurs films que j’ai vus cette année. Le scandale mérite clairement une plus haute exposition médiatique et culturelle. Le casting est fantastique, avec un Daniel Kaluuya (pour jouer Fred Hampton) qui est en train de devenir l’Erling Haaland de la fiche IMDB, le toujours parfait LaKeith Stanfield (Darius dans Atlanta, le jardinier dans Get Out) en protagoniste, et tout un tas d’acteurs fantastiques dans les deux camps. La photo est top. Les costumes sont tops. La B.O., n’en parlons pas. Regardez ce Black Panther-là plutôt que Wakanda Forever.

십개월의 미래

Ou :uk::fr:Ten Months à l’international. C’est l’histoire contemporaine d’une jeune coréenne un peu paumée qui découvre qu’elle est enceinte alors que cela ne rentrait pas du tout dans ses plans. C’est un film tout simple et cousu de fil blanc mais très bien emballé. Les actrices sont tops. Les acteurs un peu moins, à part le perso récurrent de l’obstétricien taciturne qui est assez génial. Apparemment, c’est le premier long-métrage de sa réalisatrice ; joli boulot !

Parenthood

Un grand classique (1989) du patrimoine états-unien réalisé par Ron Howard, à peu près aussi connu là-bas que La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille chez nous, que je n’avais jamais pris le temps de regarder mais dont j’ai réalisé au visionnage que je connaissais finalement presque tout, par simple osmose culturelle. Apparemment sorti en France à l’époque sous le nom :fr:Portrait craché d’une famille modèle (26.000 entrées seulement). Steve Martin, Rick Moranis, Dianne Wiest, Jason Robards, un jeune Keanu Reeves, un très jeune Joaquin Phoenix dans le rôle qui l’a révélé et bien d’autres se croisent, se chamaillent et se réconcilient dans une comédie familiale sur les aléas d’être parent en banlieue WASP (ça se passe dans le Missouri) dans les années 80. Tellement bon enfant que cela n’a étonnamment pas trop mal vieilli au niveau des blagues. Dégoulinant de bons sentiments et de vannes « que tous les parents comprendront » (j’imagine), totalement compatible avec un duvet et un thé chaud un jour de congé en décembre, je comprends pourquoi c’est devenu un classique des fins d’année Outre-Atlantique.

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J’avais entendu du bien de The bad guys mais j’ai davantage retenu la DA que le film lui-même après visionnage.

Point Avatar 2 :
J’ai préféré Avatar 2 au premier opus dont le personnage principal, tant par son aspect antipathique que par le manque de charisme de son acteur, m’avaient empêché toute immersion dans le film, chose que le chara-design des Na’vi n’a pas arrangé.
Avatar 2 a l’avantage de nous plonger directement au coeur d’une tribu de Na’vi. L’immersion est immédiate et, si je ne goute toujours pas au caractère de Jack Sully, j’ai beaucoup aimé sa fille, Kiri, proprement rayonnante et très incarnée.
La réussite technique est telle qu’on ne s’interroge pas sur la tangibilité de ses personnages et, si je ne suis toujours pas fan de leur design, je reconnais un talent dans la façon de les caractériser et de faire transparaître leurs émotions, leur « humanité ».
Les 2 frères, et plus particulièrement l’ainé, trop en retrait, m’ont en revanche laissé de marbre, ce qui n’est pas sans incidence sur l’impact émotionnel de certaines scènes. J’aurais préféré que le film soit centré sur Kiri plutôt que sur sa famille.
Le film propose des scènes que je n’ai jamais vues ailleurs, et l’immersion au début des phases de plongée m’a procuré des sentiments rarement ressentis au cinéma.
Malheureusement, je fais partie de ceux qui ont été perturbé tout du long par le changement incessant de framerate, lequel a parfois lieu plusieurs fois au cours d’une même scène sans que je sois parvenu à y trouver une quelconque logique.
Concernant l’univers, Pandora se montre davantage que dans le premier opus, même si le sentiment de déjà vu demeure (la faute à un certain nombre de J-RPG, FFX en tête, même si ce dernier n’a pas non plus inventé la roue).
J’ai trouvé la présentation du nouveau village un peu trop longue, un problème que j’ai pu rencontrer dans certaines versions longues de film de Cameron, en particulier sur T2, mais pas dans ses versions ciné.
J’ai globalement bien aimé le film, notamment par son sens de l’émerveillement qui fait jeu égal avec Jurassic Park, mais je pense avoir été davantage transporté par la réussite technique et le talent de mise en scène de Cameron et les émotions qui en découlent que par le scénario lui-même.

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Maline et d’une valeur de production assez rare, cette campagne de pub Canal+ est validée.

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On fête cette année les 50 ans de la première diffusion sur ARD du téléfilm en deux parties Welt Am Draht (:uk:World on a Wire :fr:Le Monde sur un Fil) de Fassbinder. On appellerait ça une « mini-série » de nos jours, pour faire plus sexy ; chacune des deux parties dure 100 minutes environ.

Adapté du roman américain Simulacron-3 (1964), c’est un téléfilm d’anticipation (1973), sorti dans la foulée de THX 1138 (1971) mais bien avant Tron (1982) ou n’importe quel bouquin de William Gibson, qui s’interrogeait déjà à l’époque sur la simulation des mondes virtuels, l’émancipation de leurs avatars et plus généralement la parano d’un monde gouverné par les machines.

Une œuvre fondamentale pour le Cyberpunk, par un réalisateur iconique des années 70 mais qu’on imaginerait pas forcément sur ce créneau, et qu’on trouve actuellement en HD avec des sous-titres anglais sur Youtube. Le Blu-Ray est dispo sur Amazon.

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Stillwater Runs Deep!

For Russell Hammond and his band of road warriors, newfound success means bickering, bonding, and barely escaping death

BY WILLIAM MILLER

AUGUST 30, 1973

I AM FLYING high over Tupelo, Mississippi, with America’s hottest band … and we are all about to die. […]

Je ne sais pas comment j’ai fait pour louper ça mais au beau milieu de la pandémie, en août 2021, le site web du magazine américain Rolling Stone a sorti une version en accès libre du célèbre article¹ écrit par William Miller² au sujet de Stillwater³ pour le compte de Rolling Stone⁴ en 1973.

Le tout étant un ¹article fictif écrit par ²le protagoniste-avatar de Cameron Crowe dans le film Almost Famous, sur ³un groupe de rock amalgame des différents groupes sur lesquels il ⁴avait réellement écrit pour Rolling Stone dans son adolescence mouvementée.

On n’entend que quelques lignes de l’article (dont le premier paragraphe ci-dessus) dans le film, sans parler des anecdotes et citations tirées de scènes du film, et c’est la première fois qu’une version complète de l’article existe – apparemment écrite à huit mains par des collaborateurs actuels du magazine pour faire « authentique » + une retouche de Crowe par dessus pour coller au personnage de William. L’article a coïncidé avec une nouvelle édition limitée de la BO du film dans laquelle on trouve une version print du même reportage. Évidemment, la lecture est fortement recommandée pour tout personne (de bon goût) appréciant le film.

Ce que je trouve à la fois génial et tendax, c’est que l’article ne mentionne absolument nulle part qu’il est fictif, si ce n’est une brève mention implicite en bas de page sur la source de sa provenance.

This cover story appears in the “Almost Famouslimited-edition box set, which you can purchase here.

À part ceci, zéro indication que c’est fictif, voire quasiment promotionnel. Je ne veux pas me placer en puritain gnagnagna c’est pas le moment de faire des fake news – je trouve l’idée franchement cool – mais je me demande comment doit se positionner un journaliste par rapport à ce genre d’article flou. Et aussi, combien d’équivalents grecs ou romains qui faisaient des refs évidentes à un sketch de théâtre populaire sur place ont été pris pour argent comptant quelques siècles plus loin… Peut-être que « Rome Brûle ! » était un running gag d’Omarus & Fredus.

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Je ne sais plus si on en avait parlé ici, mais la chaine Youtube « Dust » publie très régulièrement des cours SF, au cas où vous voudriez recommencer un backlog.

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Si vous avez 10 minutes devant vous, je vous conseille de court-métrage de 1913 formellement bien déglingue (pour l’époque). Premier split-screen et plein d’idées de positionnement de la caméra, on sent la seconde génération de cinéastes qui ont pigé l’étendue grammaticale de leur medium.

Les acteurs un peu moins.

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Je me demande s’il existe un coffee table book consacré aux pochettes de LD japonais.
Je croise en tout cas de belles choses, surtout lorsqu’on les mets en comparo des versions PAL ou US.

Futureworld (1976)

The Green Slime / Gamma sango uchu daisakusen (1968)

Sabrina (1954)

Barton Fink (1991)

Ensuite, il y a forcément du loupé, comme par exemple sur le fantastique Brainstorm (1983), dont l’iconographie cyber/power-glove permettrait bien plus que cette pochette plan-plan.

Photos tirées de cette annonce FB/Laserdisc Plaza

On fêtait samedi dernier les trente ans de Marge vs. The Monorail, épisode-phare de la légendaire saison 4 des Simpsons, qui reste toujours aussi pertinent aujourd’hui quand on analyse l’irrésistible ascension d’Elon Musk. The Ringer a un bon article rétrospectif pour célébrer ça.

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Très bonne chaine, merci pour le partage.
Un commentaire à cette vidéo m’apprend l’existence d’un documentaire autrichien passé sous mon radar en 2016, génériquement nommé Homo Sapiens, mais a priori dans la veine des Qatsi de Godfrey Reggio.

Comme la formatage de la vidéo me rappelle furieusement le style David Castello-Lopes, j’en profite pour faire du hors-sujet ici: un truc insignifiant m’a interpellé dans cet entretien avec Panayotis et il s’agit d’un terme que je pensais circonscrit à mon petit village du fin fond de l’Essonne (terre de contrastes).

Gamin, j’ai le souvenir d’avoir joué à deux jeux principaux dans la cour de récré: la Patate — une sorte d’immense pogo sans musique, qui faisait s’alarmer les profs — et la Tapette — délicat exercice de retournement de cartes Panini avec la paume. Très content d’en entendre parler en 2023.

Je voulais revoir 3615 père noël, le film français qui a « « inspiré » » Home Alone et qui m’avait traumatisé gamin. Une version dégeulasse traine sur Youtube, j’avais envie de revoir le début, et là le choc :

Plus fort que Bruno Bonnell !
Gamin j’avais pas réalisé, mais le réal, René Manzor (Le Passage) est le frère de Francis Lalanne, qui avait monté une boite de prod avec lui pour le Passage. La BO est d’ailleurs signée par leur autre frère, Jean-Felix.

Tout ça pour dire que j’aime toujours autant ce film. La salle de jeu et les gadgets du gamin m’avaient évidemment fait fantasmer au dernier degré, comme tout le monde ici j’imagine.

Cet article m’apprend qu’il existe un blu-ray 4K chez Vinegar Syndrome avec plein de bonus, je suis super chaud.

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Pas de Tom Cruise, de Nope ni de RRR (à part la chanson) aux Oscars. Grosse déception également pour Nope.

Un long thread super intéressant qui analyse presque plan par plan l’ouverture d’un chef d’œuvre du cinéma d’art et d’essai : Conan the Barbarian.

https://twitter.com/hradzka/status/1611489902570639361?ref_src=twsrc^tfw|twcamp^tweetembed|twterm^1611489902570639361|twgr^|twcon^s1_

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